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Une souche particulièrement préoccupante de la grippe aviaire, le H7N9, a été détectée dans un élevage de poulets du Mississippi, marquant son retour aux États-Unis après sept ans d’absence. L’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) vient de confirmer cette information, indiquant que plus de 47 600 volailles ont été abattues pour contenir la propagation.

La souche H7N9 est l’une des plus redoutées pour son potentiel de transmission à l’humain. Entre 2013 et 2021, elle a infecté 1 668 personnes et causé 616 décès, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Elle peut provoquer de graves complications respiratoires et a déjà conduit à des épidémies meurtrières en Asie.

Cette résurgence intervient alors que les États-Unis font déjà face à une forte propagation du H5N1, une autre souche de grippe aviaire, qui a récemment été détectée chez les bovins, un fait inédit et inquiétant pour les experts. Quelques dizaines de cas humains ont été recensés aux États-Unis ces dernières années, liés à une exposition directe aux animaux infectés, mais sans preuve de transmission interhumaine pour l’instant.

L’annonce de ce nouvel épisode de grippe aviaire soulève des inquiétudes croissantes quant à la préparation des autorités américaines face à une potentielle pandémie. Depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, plusieurs rapports épidémiologiques fédéraux ont été suspendus, et des réductions d’effectifs au sein du ministère américain de l’Agriculture (USDA) ont ralenti la surveillance sanitaire. Cependant, face à l’urgence, l’USDA a dû rappeler mi-février des experts spécialisés dans la gestion de la grippe aviaire.

Alors que les enquêtes épidémiologiques sont en cours pour contenir cette nouvelle menace, les scientifiques appellent à une vigilance accrue pour éviter que le virus ne gagne en transmissibilité.

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