Être né en mai amènerait des prédispositions à la sclérose en plaques
Être né en mai amènerait des prédispositions à la sclérose en plaques

Le printemps n’a pas que des vertus. Si vous êtes né en mai, vous auriez plus de risques que les autres de développer une sclérose en plaques. Ce n’est pas une lubie astrologique, mais le constat froid de plusieurs études scientifiques. Des chercheurs américains de l’Université du Michigan ont analysé les données de santé de 30 000 patients dans l’hémisphère Nord. Résultat : les naissances printanières, particulièrement celles de mai, sont associées à un risque plus élevé de développer cette maladie neurodégénérative. En cause ? L’environnement de la grossesse, pas les étoiles. Plus précisément, une faible exposition au soleil pendant les derniers mois de gestation.

Le soleil qu’on ne voit pas

Les grossesses d’hiver débouchant sur des naissances en mai impliquent souvent un manque de vitamine D chez la mère. Or cette vitamine joue un rôle clé dans la maturation du système immunitaire du fœtus. Un déficit chronique pourrait donc fragiliser les défenses de l’organisme… et augmenter le terrain favorable à la sclérose en plaques plus tard dans la vie. À l’inverse, les enfants nés en novembre, fruits de grossesses baignées de lumière du printemps à l’automne, semblent statistiquement mieux armés. Faut-il pour autant paniquer si l’on est né en mai ? Non, préviennent les auteurs. Il s’agit de corrélations statistiques, pas de prédictions individuelles. Inutile de fouiller nos carnets de santé ou de fuir notre mois de naissance : seul un professionnel de santé peut éclairer sur les vrais risques. Mais la prochaine fois qu’on vous dira que mai est le plus joli mois de l’année… vous pourrez répondre qu’il a aussi ses zones d’ombre.

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