Est-ce que le jeûne hydrique pendant 24 heures favorise la santé ?
Est-ce que le jeûne hydrique pendant 24 heures favorise la santé ?

Une étude récente a révélé l’impact du jeûne hydrique (c’est-à-dire l’abstention de nourriture tout en ne consommant que de l’eau) pendant 24 heures sur le poids corporel, la sécrétion de l’hormone de croissance humaine (HGH), et d’autres indicateurs physiologiques.

Les résultats ont montré que le jeûne hydrique augmente la sécrétion de l’hormone de croissance indépendamment de la perte de poids, mais il n’a pas directement prouvé une réduction des risques cardiovasculaires métaboliques.

Bien que le jeûne intermittent (qui alterne des périodes de jeûne et d’alimentation) ait montré plusieurs bienfaits pour la santé, comme la perte de poids et l’amélioration des facteurs de risque cardiovasculaires métaboliques, l’étude récente s’est concentrée spécifiquement sur le jeûne hydrique, où les participants s’abstiennent de manger pendant 24 heures en ne consommant que de l’eau.

Les études suggèrent que les bienfaits du jeûne peuvent être dus à la perte de poids ou à des mécanismes indépendants, notamment lors de jeûnes de plus de 20 heures. L’un de ces mécanismes est le changement métabolique qui se produit pendant le jeûne, où l’énergie est extraite des corps cétoniques dérivés des acides gras au lieu du glucose. Le jeûne pourrait également stimuler les voies immunitaires, réduire les inflammations et renforcer le microbiome.

De plus, un jeûne prolongé pourrait stimuler l’excrétion de sodium par les urines et augmenter les niveaux d’hémoglobine sans concentrer le sang, ce qui pourrait améliorer la capacité de transport de l’oxygène et réduire le risque d’insuffisance cardiaque.

Dans l’étude récente, les chercheurs ont analysé des données provenant d’un essai clinique randomisé impliquant 30 participants, âgés de 18 à 70 ans, avec un âge moyen de 44 ans. Les participants ont été répartis en deux groupes : le premier groupe a jeûné pendant 24 heures avec de l’eau uniquement le premier jour et a mangé normalement le deuxième jour, tandis que le deuxième groupe a suivi son régime alimentaire habituel le premier jour et a jeûné le deuxième jour. Les niveaux d’hormone de croissance, les facteurs métaboliques et les signes vitaux ont été mesurés avant et après le jeûne.

Les chercheurs ont trouvé une augmentation notable des niveaux d’hormone de croissance pendant le jeûne, surtout chez les participants ayant des niveaux de l’hormone faibles au départ.

Les niveaux de sodium, de triglycérides et du poids ont diminué, tandis que les niveaux d’hémoglobine ont augmenté.

Les niveaux d’hormone de croissance humaine et du facteur de croissance analogue à l’insuline-1 (IGF-1) n’ont pas été affectés par le jeûne hydrique.

L’étude a montré que le jeûne hydrique de 24 heures peut induire une augmentation significative de l’hormone de croissance, surtout chez les individus ayant des niveaux faibles de cette hormone. Cependant, il n’a pas été prouvé que cette augmentation réduisait directement les risques cardiovasculaires métaboliques. Les résultats suggèrent que les individus souffrant de carence en hormone de croissance pourraient bénéficier davantage du jeûne hydrique.

L’étude appelle à davantage de recherches pour explorer les bienfaits métaboliques du jeûne hydrique à long terme, avec un élargissement des échantillons pour inclure différentes tranches d’âge, sexes et origines ethniques. Les futures études pourraient également se concentrer sur les effets du jeûne répété mais à faibles doses sur la santé cardiaque et métabolique.

Partager