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Dès ce mardi 11 février, les tests salivaires pour le diagnostic de l’endométriose seront pris en charge par l’Assurance maladie pour certaines patientes, a annoncé la ministre de la Santé, Catherine Vautrin. Conçus par la biotech lyonnaise Ziwig, ces tests, encore au stade expérimental, coûtent environ 800 euros par patiente. Ils détectent la maladie grâce à l’analyse et au séquençage de l’ARN présent dans la salive, une méthode jugée prometteuse par la Haute Autorité de santé (HAS), qui avait donné son feu vert en octobre 2024 pour une expérimentation à grande échelle.

Près de 25 000 patientes de plus de 18 ans sont concernées par cette prise en charge, bien que ce chiffre soit pour l’instant une estimation théorique, selon le ministère de la Santé. Les 2 500 premières femmes seront intégrées à une étude clinique visant à évaluer les bénéfices des tests, notamment la réduction des chirurgies diagnostiques et l’amélioration de la prise en charge globale. Les résultats de cette étude seront déterminants pour envisager une généralisation du remboursement.

« Dès que les résultats seront disponibles, la Haute Autorité de santé pourra rendre un avis définitif qui pourrait conduire à la mise en place d’un remboursement généralisé pour toutes les femmes atteintes », a précisé Catherine Vautrin sur France 2. La ministre, engagée sur ce sujet depuis son arrivée au gouvernement début 2024, avait déjà annoncé l’objectif de premiers remboursements dès 2025.

L’endométriose, qui touche plus de deux millions de femmes en âge de procréer en France, est une pathologie souvent associée à une errance diagnostique importante : il faut en moyenne sept ans pour obtenir un diagnostic précis. Cette lenteur contribue à l’aggravation des symptômes, qui ont un impact majeur sur la qualité de vie des femmes concernées, rappelle le ministère.

La HAS, de son côté, a reconnu les promesses offertes par ce test, en particulier pour limiter les procédures invasives. Actuellement, de nombreuses femmes doivent recourir à des chirurgies exploratoires pour confirmer un diagnostic. Ce test salivaire pourrait représenter une avancée majeure pour une détection rapide et non invasive de la maladie.

Catherine Vautrin a souligné l’importance de cette innovation dans la lutte contre l’endométriose, considérée comme une priorité de santé publique. Elle espère que cette initiative permettra non seulement d’accélérer les diagnostics, mais aussi de sensibiliser davantage à la maladie et de renforcer les efforts de recherche pour développer des traitements plus efficaces.

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