Bien vieillir - un français sur deux a déjà modifié son alimentation (pixnio)
Bien vieillir - un français sur deux a déjà modifié son alimentation (pixnio)

Le vieillissement de la population française s’accompagne d’une prise de conscience inédite autour de l’alimentation. Selon une étude menée par le cabinet APLUSA et le collecteur de données Norstat, un Français sur deux a déjà changé ses habitudes alimentaires, souvent pour des raisons de santé et de prévention. Dans un pays où plus d’un quart des habitants ont désormais plus de 60 ans, « bien vieillir » est devenu un enjeu collectif, mais aussi un défi d’information.

Quand plaisir et santé vont de pair

L’étude révèle une vision globalement positive de l’alimentation. Pour un Français sur deux, bien manger rime avant tout avec plaisir et équilibre, tandis que 42 % y voient aussi un moyen de prévenir les maladies. Contrairement aux idées reçues, le rapport entre santé et plaisir ne s’oppose plus : les deux sont désormais perçus comme complémentaires. « Les Français ne cherchent pas à se priver, mais à se faire du bien sans renoncer au goût », soulignent les auteures de l’étude, Sophie Penvern et Rose-Marie Carneiro. Pourtant, l’information sur les besoins nutritionnels reste lacunaire, surtout chez les plus âgés. Seule la moitié des Français estiment être bien informés sur ce qu’ils devraient consommer, une proportion qui chute nettement après 65 ans. Peu de seniors évoquent d’ailleurs le sujet avec leur médecin, alors qu’ils sont les plus exposés à la dénutrition et à la perte de masse musculaire. Les périodes de ménopause ou de vieillissement sont souvent perçues comme « neutres » sur le plan nutritionnel, alors qu’elles nécessitent au contraire un accompagnement renforcé.

Le tournant des 50 ans, moment clé des changements alimentaires

Près de 55 % des Français déclarent avoir modifié leur alimentation au cours des deux dernières années. Les ajustements concernent aussi bien la réduction du sucre, du sel ou des graisses que l’introduction de fibres, de vitamines et de compléments nutritionnels. Chez les moins de 50 ans, cette évolution s’inscrit dans une recherche de vitalité et de naturalité, portée par les tendances flexitariennes et le recours accru aux compléments alimentaires. Chez les plus de 50 ans, le changement est davantage dicté par la prévention médicale et les enjeux de santé chronique. Passé 50 ans, la priorité devient claire : préserver son capital santé. Trois personnes sur quatre considèrent alors que rester en forme est un objectif central, et beaucoup entreprennent des bilans de santé réguliers. Les seniors privilégient les apports en calcium, oméga-3 et vitamine D, mais sous-estiment encore le rôle des protéines, pourtant essentielles pour maintenir la masse musculaire. Au final, l’étude dresse le portrait d’un pays en pleine mutation nutritionnelle : les Français mangent autrement, à tous les âges, mais peinent encore à trouver les repères nécessaires pour adapter leur alimentation à leur évolution physiologique. Un défi d’autant plus pressant que, d’ici 2050, un Français sur trois aura dépassé les 60 ans.

Que retenir rapidement ?

Le vieillissement de la population française s’accompagne d’une prise de conscience inédite autour de l’alimentation. Selon une étude menée par le cabinet

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