Les autorités sanitaires de l’État de Nouvelle-Galles du Sud en Australie ont confirmé, le 6 mars, un deuxième décès dû au virus de l’encéphalite japonaise (JEV). La victime, un septuagénaire, a contracté l’infection lors de vacances dans la région de Murrumbidgee en Australie. Ce décès survient après celui d’un autre homme dans la soixantaine, survenu à Sydney le mois dernier après avoir séjourné dans la même région en janvier.
Par ailleurs, les autorités sanitaires du Queensland, dans le nord-est de l’Australie, ont détecté pour la première fois le virus de l’encéphalite japonaise dans des moustiques capturés dans la banlieue est de Brisbane, la capitale de l’État, selon le journal britannique The Independent. L’activité des moustiques devrait augmenter en raison des fortes pluies causées par l’ancien cyclone tropical Alfred.
Qu’est-ce que l’encéphalite japonaise ?
L’encéphalite japonaise est l’une des maladies les plus dangereuses transmises par les moustiques et représente la principale cause d’encéphalite virale dans de nombreux pays asiatiques. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 100 000 cas sont recensés chaque année.
Bien que les cas symptomatiques soient rares, le taux de mortalité chez les personnes atteintes d’encéphalite peut atteindre 30 %. De plus, 30 à 50 % des survivants souffrent de complications neurologiques, cognitives ou comportementales permanentes. La majorité des cas concernent des enfants de moins de 15 ans.
L’encéphalite japonaise est présente dans 24 pays d’Asie du Sud-Est et du Pacifique occidental, exposant plus de 3 milliards de personnes au risque d’infection.
Le virus est transmis à l’homme par les piqûres de moustiques du genre Culex. Il se propage principalement dans les zones rurales et semi-urbaines, où les humains vivent à proximité d’hôtes du virus, notamment les porcs. L’infection se répand davantage pendant les saisons chaudes et pluvieuses.
Symptômes et traitement
La période d’incubation de l’encéphalite japonaise varie entre 4 et 14 jours. La majorité des infections sont bénignes, avec des symptômes tels que fièvre, maux de tête et vomissements, ou parfois aucun symptôme apparent. Cependant, dans environ un cas sur 250, la maladie peut évoluer vers une forme grave avec forte fièvre, raideur de la nuque, perte d’équilibre, coma et paralysie spastique, pouvant mettre la vie du patient en danger.
Le taux de mortalité peut atteindre 30 % chez les patients présentant des symptômes. Parmi les survivants, 20 à 30 % souffrent de séquelles neurologiques, comportementales ou cognitives permanentes.
Il n’existe pas de traitement antiviral spécifique contre le virus. Les soins apportés visent uniquement à soulager les symptômes sévères.
Des vaccins sûrs et efficaces sont disponibles pour prévenir l’encéphalite japonaise. L’OMS recommande leur intégration dans les programmes nationaux de vaccination dans toutes les régions où la maladie constitue un problème de santé publique.
Comment se protéger ?
La meilleure prévention reste d’éviter les piqûres de moustiques en suivant ces conseils :
- Porter des vêtements longs couvrant les bras et les jambes.
- Appliquer un répulsif anti-moustique sur la peau exposée.
- Vérifier l’état des moustiquaires et éliminer les eaux stagnantes autour de la maison pour limiter la prolifération des moustiques.
- Éviter les piqûres de moustiques pendant la période de vaccination, car il faut plusieurs semaines après l’injection pour obtenir une protection efficace.