La grande campagne de vaccination contre la grippe et le Covid-19 démarre ce mardi 14 octobre partout en France, y compris aux Antilles et en Guyane. Près de 19 millions de personnes sont concernées, principalement les plus de 65 ans, les malades chroniques, les femmes enceintes et les personnes souffrant d’obésité. L’objectif reste le même chaque automne : protéger les plus fragiles avant le retour des virus saisonniers.
Une piqûre gratuite pour les publics à risque
Jusqu’au 31 janvier, les personnes ciblées pourront récupérer leur vaccin antigrippal en pharmacie, muni du bon transmis par l’Assurance maladie, puis se faire vacciner chez un professionnel de santé, médecin, pharmacien, infirmier ou sage-femme. Le vaccin contre le Covid, lui, reste gratuit pour tous et peut être administré en même temps que celui contre la grippe. Les enfants âgés de 2 à 17 ans peuvent également être vaccinés contre la grippe, avec une prise en charge partielle de 65 % s’ils ne font pas partie d’un groupe à risque. Les professionnels de santé, ainsi que les personnes travaillant au contact de publics vulnérables, sont eux aussi encouragés à se faire vacciner afin de limiter les transmissions. La Haute Autorité de santé devrait d’ailleurs se prononcer d’ici 2026 sur une éventuelle obligation vaccinale pour certains soignants.
Une grippe sévère l’an dernier et un Covid en légère reprise
La campagne s’ouvre alors que la grippe n’a pas encore fait son retour, mais que le Covid montre à nouveau des signes de circulation accrue. Le nouveau variant XFG, surnommé « Frankenstein », serait plus contagieux mais pas plus dangereux selon les autorités sanitaires. Les vaccins à jour, notamment ceux de Pfizer, restent efficaces contre cette souche. Santé publique France rappelle que la saison dernière, la grippe a été particulièrement virulente : environ trois millions de consultations médicales, 160 000 passages aux urgences et 30 000 hospitalisations ont été recensés. L’épidémie avait provoqué un excès de mortalité estimé à plus de 17 000 décès, en particulier chez les enfants et les personnes âgées. Pour éviter une nouvelle flambée, les autorités insistent sur la nécessité de se vacciner tôt. L’an dernier, seulement la moitié des plus de 65 ans avaient reçu leur injection antigrippale et un quart des adultes à risque. Une couverture encore insuffisante, loin des 75 % recommandés par l’Organisation mondiale de la santé. Cette année, cinq vaccins antigrippaux sont disponibles, dont deux spécifiquement recommandés pour les seniors : Efluelda et Fluad. Entre vigilance et pédagogie, les autorités espèrent cette fois convaincre davantage de Français avant que les virus hivernaux ne s’invitent dans les foyers.