Dans le cadre du processus naturel de vieillissement, le cerveau perd une partie de son volume avec le temps, ce qui peut entraîner de légers changements ou un affaiblissement de certaines capacités cognitives. Parmi les zones les plus sensibles au vieillissement figure l’hippocampe.
Cette structure en forme d’hippocampe – d’où son nom – joue un rôle essentiel dans la mémoire, l’apprentissage et même l’humeur.
Elle abrite également des cellules souches neurales, responsables de la production de nouveaux neurones, ce qui la rend indispensable à de nombreuses fonctions cognitives quotidiennes.
Préserver la force de l’hippocampe
Selon un article publié par le site du King’s College London, les extraordinaires capacités de l’hippocampe à distinguer les souvenirs ne sont pas à l’abri des effets du vieillissement. Des études menées sur des souris de laboratoire ont montré que, lorsque les scientifiques désactivent sélectivement les cellules souches dans cette région, le cerveau perd sa capacité à différencier des souvenirs similaires.
Mais il a été démontré que ces cellules souches peuvent être soutenues, et la force de l’hippocampe préservée, grâce à l’exercice physique.
Croissance et développement des neurones
Des recherches menées par des scientifiques à travers le monde ont révélé que l’exercice physique peut avoir un impact significatif sur la santé et le comportement des cellules souches neurales, du moins chez les souris de laboratoire.
Par exemple, l’exercice semble favoriser la préservation du réservoir de cellules souches et renforcer leur capacité à survivre, croître et se développer en nouveaux neurones.
Les bienfaits de la stimulation de la circulation sanguine
Alors que les mécanismes précis font encore l’objet d’études, plusieurs facteurs sont suspectés d’y contribuer : la libération d’antioxydants, la sécrétion de molécules anti-inflammatoires et l’augmentation du flux sanguin vers le cerveau.
Ce dernier jouerait un rôle clé, car il permet le transport vers le cerveau de toutes les substances bénéfiques produites lors de l’exercice. L’ensemble de ces éléments crée un environnement favorable à la croissance des cellules souches.