Mois de sensibilisation au cancer de l'œsophage… Attention aux facteurs qui augmentent le risque
‘œsophage… Attention aux facteurs qui augmentent le risque

Le cancer de l’œsophage ne fait pas partie des cancers les plus médiatisés ou ciblés dans les campagnes de sensibilisation. Pourtant, il s’agit d’un type de cancer dont les causes sont désormais bien identifiées, souvent liées à certains comportements ou modes de vie, ce qui permet d’en prévenir l’apparition.

À l’occasion du mois de sensibilisation au cancer de l’œsophage, nous mettons en lumière les signes précoces de la maladie permettant une détection à un stade initial, ainsi que les facteurs de risque évitables, selon le site WebMD.

Qu’est-ce que le cancer de l’œsophage  ?

Le cancer apparaît lorsque des cellules cancéreuses se développent dans l’œsophage, un long tube musculaire qui va de la gorge à l’estomac et qui transporte les aliments de la bouche à l’abdomen. Il débute généralement dans la couche interne de l’œsophage et peut s’étendre aux couches externes ou à d’autres parties du corps.

Les deux principaux types  :

Carcinome épidermoïde  : touche la muqueuse interne de l’œsophage. Il peut apparaître dans n’importe quelle zone de l’œsophage, mais se développe souvent dans la partie supérieure ou centrale.

Adénocarcinome  : provient des cellules glandulaires qui remplacent les cellules épidermoïdes dans l’œsophage. C’est le type le plus courant, localisé dans la partie inférieure de l’œsophage, proche de l’estomac, fortement lié à une exposition fréquente à l’acide gastrique.

Symptômes du cancer de l’œsophage

Ce cancer ne provoque souvent aucun symptôme aux premiers stades, mais, à mesure qu’il progresse, les signes suivants peuvent apparaître  :

Difficulté ou douleur à la déglutition.

Perte de poids (souvent due à des troubles de l’alimentation).

Douleurs thoraciques, surtout après avoir mangé.

Toux chronique.

Reflux acide ou brûlures d’estomac.

Saignement interne chronique entraînant une anémie ou des selles noires.

Symptômes moins fréquents  :

Ganglions lymphatiques enflés dans le cou.

Vomissements ou toux avec du sang.

Enrouement de la voix.

Hoquet fréquent causé par une pression sur les nerfs.

Facteurs de risque

Des études médicales ont identifié plusieurs facteurs qui augmentent le risque  :

Tabagisme ou utilisation de produits à base de tabac.

Consommation excessive d’alcool.

Obésité.

Reflux gastro-œsophagien (RGO ou GERD).

Œsophage de Barrett (souvent conséquence du RGO chronique).

Infection par le papillomavirus humain (HPV).

Antécédents de cancer de la tête ou du cou.

Exposition à certains produits chimiques ou solvants.

Consommation insuffisante de fruits et légumes.

Consommation excessive de boissons très chaudes.

Les hommes de plus de 60 ans sont les plus exposés  :

Les hommes blancs sont plus touchés par l’adénocarcinome.

Les hommes d’origine asiatique, africaine ou latino-américaine sont davantage exposés au carcinome épidermoïde.

Le reflux acide augmente-t-il le risque de cancer de l’œsophage  ?

Oui. Lorsque l’acide gastrique remonte fréquemment dans l’œsophage, cela irrite sa paroi fragile. Si ce reflux (GERD) survient plusieurs fois par semaine, il peut endommager la muqueuse œsophagienne et entraîner une condition appelée œsophage de Barrett, qui concerne environ 10 à 15  % des patients souffrant de GERD.

L’œsophage de Barrett peut évoluer en cancer dans environ 0,5  % des cas par an. Cependant, un suivi médical régulier et un traitement précoce peuvent prévenir cette progression.

Prévention du cancer de l’œsophage

Pour réduire les risques  :

Éviter le tabac et les produits à base de nicotine.

Limiter ou éviter la consommation d’alcool.

Manger plus de fruits et légumes.

Maintenir un poids de santé.

Traiter les reflux gastriques et les brûlures d’estomac.

Limiter l’exposition aux substances chimiques sur le lieu de travail.

Se faire vacciner contre le HPV si recommandé.

Effectuer des contrôles réguliers en cas d’œsophage de Barrett.

Conclusion  : une meilleure connaissance des facteurs de risque et des symptômes précoces permet d’agir à temps. En ce mois de sensibilisation, l’information peut littéralement sauver des vies.

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