Ronflement – les femmes sont-elles vraiment épargnées ? (pexels)
Ronflement : les femmes sont-elles vraiment épargnées ?

On imagine volontiers le cliché du mari endormi faisant trembler les murs, pendant que sa compagne repose en silence. Mais la réalité scientifique nuance ce stéréotype : si les hommes sont effectivement deux fois plus susceptibles de ronfler que les femmes, l’écart s’amenuise à certains moments clés de la vie féminine. Le ronflement résulte d’un flux d’air partiellement obstrué dans les voies respiratoires supérieures, provoquant des vibrations au niveau du nez, du palais, de la gorge ou de la langue. L’alcool, le surpoids, les allergies ou une cloison nasale déviée en augmentent la probabilité. Chez les femmes, les hormones jouent un rôle protecteur : l’œstrogène et la progestérone maintiennent une tonicité musculaire qui limite le phénomène. Mais cet avantage hormonal disparaît avec la ménopause, généralement entre 45 et 55 ans, et se renverse parfois pendant la grossesse, notamment au troisième trimestre. Dans ces deux périodes, le ronflement féminin rattrape celui des hommes.

Quand le ronflement devient un signal d’alerte

Selon Ryan Chin Taw Cheong, spécialiste du sommeil à l’University College Hospital de Londres, ces modifications hormonales expliquent pourquoi certaines femmes commencent à ronfler soudainement après une vie silencieuse. La prise de poids liée à la grossesse accentue également le phénomène. Dans tous les cas, un ronflement nouveau ou particulièrement intense doit alerter : il peut être le symptôme d’une apnée du sommeil naissante, pathologie sérieuse qui perturbe le repos et augmente les risques cardiovasculaires. Ainsi, les femmes ne sont pas immunisées contre ce fléau nocturne : si les statistiques les protègent partiellement, leur biologie les rattrape tôt ou tard. Et si le ronflement est assez fort pour troubler la nuit d’un partenaire, le conseil médical s’impose, non seulement pour préserver la paix des ménages, mais aussi pour surveiller sa santé.

Que retenir rapidement ?

On imagine volontiers le cliché du mari endormi faisant trembler les murs, pendant que sa compagne repose en silence. Mais la réalité scientifique nuance c

Partager