Parmi elles, un manque de concentration… 6 signes indiquant une baisse de la testostérone chez les hommes
Parmi elles, un manque de concentration… 6 signes indiquant une baisse de la testostérone chez les hommes

L’hypogonadisme, aussi connu sous le nom de déficit en testostérone (TD), est un problème qui peut toucher de nombreux hommes à un moment de leur vie, souvent sans qu’ils en aient conscience.

Selon un rapport publié par The Telegraph, une étude récente menée sur 2000 hommes a révélé que 55  % d’entre eux ignoraient les symptômes d’un déficit en testostérone.

Ce manque d’information, combiné à la stigmatisation associée à l’image d’un homme «  peu viril  », fait que 85  % des hommes attendent plus d’un an avant de chercher un traitement.

La testostérone est une hormone sexuelle considérée comme l’hormone masculine principale, bien qu’elle soit aussi produite (en moindre quantité) chez la femme. Elle joue un rôle fondamental dans la fertilité, la masse musculaire, la répartition des graisses et la production des globules rouges.

C’est un type d’androgène produit principalement par les testicules dans des cellules appelées cellules de Leydig. Chez la femme, elle est produite par les ovaires.

Le Dr Austin L-El Osta, de l’Imperial College London, l’un des chercheurs principaux de cette étude menée avec la plateforme de santé masculine Manual, explique que le déficit en testostérone reste l’un des problèmes de santé masculine les moins discutés, les moins diagnostiqués et les moins traités.

Selon lui, les symptômes typiques du TDAH (fatigue, humeur dépressive, baisse de la libido) sont souvent perçus comme des signes de faiblesse ou simplement comme des effets normaux du vieillissement.

Il ajoute que la confusion vient aussi de l’image que renvoie la testostérone, parfois associée à la «  masculinité toxique  » ou considérée comme une hormone dopante, alors qu’il s’agit d’une hormone clé de la santé physique et mentale masculine tout au long de la vie.

Ce retard dans le diagnostic et le traitement laisse souvent les hommes dans un état de fatigue mentale et physique prolongée. Un homme sur quatre attendrait jusqu’à cinq ans avant de demander conseil à un professionnel. Le Dr El-Osta attribue cela à une grande «  lacune dans la sensibilisation à la santé masculine  ».

Il note que «  la majorité des hommes ne reçoivent aucune éducation sur la santé hormonale, contrairement aux femmes qui apprennent ce qu’est la ménopause  ».

De plus, les médecins généralistes omettent souvent de tester les niveaux de testostérone, créant ainsi une «  tempête de sous-diagnostic  ».

La seule solution, selon lui, est de briser les tabous autour des discussions liées à la santé hormonale masculine et d’informer davantage les hommes.

Quelle est la principale cause de la baisse de la testostérone  ?

Le facteur de risque numéro un est l’âge.

Le Dr David Huang, également impliqué dans l’étude et directeur de l’innovation clinique chez Manual, affirme que les niveaux de testostérone diminuent d’environ 1 % par an à partir de 30 ans. À 70 ans, un homme peut avoir vu sa testostérone chuter de 30  % par rapport à son niveau de pointe.

Mais tous les hommes ne ressentent pas les effets négatifs de la même manière.

Le Dr Jeff Foster, généraliste spécialisé en santé masculine, souligne que cette baisse ne touche pas tous les hommes de manière égale, mais affecte environ 30  % d’entre eux à un moment de leur vie.

Selon lui, la seconde cause la plus fréquente est le surpoids ou l’obésité, qui diminue directement la testostérone tout en augmentant la résistance à l’insuline et aux œstrogènes.

Malheureusement, perdre du poids ne suffit souvent pas à corriger le problème.

Il explique que dire à un homme dépressif, fatigué en permanence, que tout ira mieux s’il perd quelques kilos est inefficace. En revanche, un traitement par substitution hormonale peut lui redonner l’énergie nécessaire pour adopter un mode de vie plus sain.

D’autres causes incluent des maladies comme le diabète, l’hypertension, l’asthme, ou encore la prise de certains médicaments (antifongiques, antidépresseurs, antalgiques), l’excès ou le manque d’activité physique.

Le Dr Huang ajoute aussi le manque de sommeil comme facteur aggravant. L’exposition prolongée aux écrans et au stress moderne perturbe le sommeil réparateur et donc l’équilibre hormonal.

Il souligne également la présence omniprésente de perturbateurs endocriniens (EDC), notamment dans les plastiques, qui interfèrent avec la production normale de testostérone.

Six signes d’un déficit en testostérone  :

Baisse d’énergie
La plainte la plus fréquente en clinique selon le Dr Foster  : des hommes de 35 ans ou plus qui ressentent une fatigue extrême et dépendent de la caféine pour tenir leur journée.

Baisse de performance sportive et de la masse musculaire
35  % des hommes à faible testostérone constatent une perte de performance physique. Malgré une activité en salle de sport, ils ne parviennent plus à développer leur masse musculaire et prennent du poids.

Troubles de l’humeur affectant les relations
La baisse de testostérone impacte aussi le moral  : repli sur soi, irritabilité, perte de confiance et de motivation. Ce mal-être peut détériorer la vie de couple, voire provoquer un isolement social.

Troubles de la concentration
Problèmes de mémoire et difficultés de concentration sont fréquents. Certains hommes craignent même être atteints de démence alors qu’il s’agit d’un simple déficit hormonal.

Dysfonction érectile
Bien que courante, elle n’est pas toujours liée à la testostérone. L’absence d’érection matinale est un meilleur indicateur.

Baisse de libido
Un tiers des hommes souffrant de troubles érectiles signalent aussi une baisse du désir sexuel. Cela ne signifie pas nécessairement une fin de vie sexuelle, mais une perte d’intérêt.

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