Une épidémie de choléra a tué au moins huit personnes et contaminé plus de 200 autres dans le district de Bukkuyum, dans l’État de Zamfara, au nord-ouest du Nigeria, ont rapporté jeudi des habitants et des responsables locaux. La maladie s’est propagée dans 11 communautés, où l’accès limité aux soins de santé et l’insécurité compliquent la riposte.
Le choléra, maladie hydrique qui se transmet par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, reste fréquent au Nigeria, en particulier dans les zones rurales et les quartiers urbains défavorisés où l’approvisionnement en eau potable est insuffisant.
Les autorités locales ont indiqué que des équipes de santé tentaient de contenir l’épidémie par des campagnes de sensibilisation, la distribution de comprimés de chlore et le renforcement des mesures d’hygiène. Mais l’insécurité persistante dans l’État de Zamfara, où opèrent des groupes armés responsables d’attaques contre les villages, entrave les efforts d’intervention.
Les épidémies de choléra surviennent régulièrement au Nigeria. L’Organisation mondiale de la santé rappelle que la maladie peut être traitée efficacement par réhydratation orale et intraveineuse, mais que son contrôle repose sur un accès durable à l’eau potable et à l’assainissement.