C’est un chiffre à peine croyable révélé ce matin sur l’antenne de BFMTV. Chaque année, environ 25.000 Français nécessitent une intervention chirurgicale après avoir été mordus par un chat. Ces morsures, souvent sous-estimées, peuvent entraîner des infections graves, une perte de mobilité, voire, dans de rares cas, des amputations. La Fédération des services d’urgence de la main a lancé un appel sur BFMTV pour ne pas ignorer la gravité de ces morsures, soulignant qu’elles entraînent souvent des lésions plus sérieuses que celles provoquées par les chiens.
Jade, mordue par un chat : cicatrices, douleurs persistantes et mobilité réduite
Jade, résidente du Maine-et-Loire, a raconté à l’antenne son expérience après avoir été mordue par son chat Verlaine. Quelques mois seulement après avoir recueilli l’animal, elle a été mordue quatre fois alors qu’elle tentait de le récupérer après qu’il se soit réfugié dans un buisson. La jeune femme a dû être opérée en urgence, et conserve encore aujourd’hui des séquelles : cicatrices, douleurs persistantes et mobilité réduite, qu’elle espère améliorer grâce à la rééducation.
Une menace sérieuse pour la main
Pour le docteur Fabrice Rabarin, directeur d’un centre SOS mains et secrétaire général de la Fesum, ces morsures représentent un problème fréquent et souvent grave. « Les morsures de chat sont très fréquentes, nous en avons au moins une par jour. Elles entraînent souvent des lésions sérieuses au niveau de la main », a-t-il expliqué sur BFMTV. La main est en effet une zone particulièrement sensible, avec de nombreux nerfs, tendons et articulations. Même une petite plaie peut provoquer des dégâts importants si elle n’est pas traitée rapidement.
L’infection : un danger invisible
Le danger principal des morsures de chat réside dans l’infection. Une bactérie peut pénétrer profondément dans l’organisme au moment de la morsure, provoquant des complications graves si le traitement n’est pas immédiat. La douleur liée à l’infection n’apparaît souvent que 6 à 12 heures après l’accident, retardant parfois la prise en charge. « À peine la morsure est arrivée, il faut débuter un traitement médical, notamment antibiotique », insiste le chirurgien sur le plateau de la chaîen d’info. Une simple désinfection à domicile est insuffisante.
Des conséquences parfois dramatiques
Lorsque l’infection est traitée trop tard, les conséquences peuvent être sévères : traitement chirurgical intensif, antibiotiques lourds, arrêt de travail et séquelles fonctionnelles, comme l’enraidissement de la main. Dans les cas les plus extrêmes, une amputation peut être nécessaire. Le Dr Rabarin cite le cas d’un sans-abri dont la main a dû être amputée après qu’il ait attendu une semaine avant de consulter.
Le spécialiste insiste sur la nécessité d’une vigilance adaptée, sans culpabiliser les propriétaires.