Un an après avoir fermé ses portes, l’unité de soins palliatifs de l’hôpital de Houdan espère renaître. Seul service public du genre dans les Yvelines jusqu’à mars 2024, il pourrait bientôt reprendre du service avec une première étape modeste : trois lits et le recrutement d’un médecin stagiaire, en cours actuellement. C’est peu, mais c’est déjà un geste de réanimation pour ce petit hôpital devenu un symbole national. Il avait même inspiré Costa-Gavras pour son film Le Dernier Souffle. Situé à la frontière de l’Eure-et-Loir, l’établissement n’a jamais cessé de porter cette mission d’accueil pour les patients en fin de vie.
Un vide sanitaire pour 1,5 million d’habitants
Son directeur, Jérôme Sontag, veut croire à une réouverture progressive : « Nous démarrons doucement, mais cela nous laissera le temps de recréer une équipe. » Depuis la fermeture de Houdan, les Yvelines sont orphelines de tout service hospitalier d’État dédié aux soins palliatifs. Pour un département de 1,5 million d’habitants, l’absence est criante. La perspective d’un retour, même partiel, sonne donc comme un soulagement pour de nombreuses familles et soignants confrontés à une fin de vie sans accompagnement public à proximité. Encore faut-il que les promesses ne soient pas enterrées avant d’avoir vu le jour.