Le chiffre est devenu une obsession pour beaucoup : 10 000 pas quotidiens, sinon rien. Pourtant, selon une vaste étude internationale, cette recommandation n’a rien de scientifique. Issue d’un coup marketing japonais des années 1960 pour vendre un podomètre, elle a traversé les décennies jusqu’à s’imposer sur toutes les applis de santé. Aujourd’hui, des chercheurs remettent les pendules à l’heure. En analysant les données de 160 000 personnes issues de 57 études, ils affirment que les bénéfices les plus significatifs apparaissent dès 7 000 pas par jour. Bien plus atteignable pour la majorité des gens, ce seuil permettrait déjà de réduire de manière spectaculaire les risques de maladies graves.
7 000 pas, un cap réaliste aux effets prouvés
En comparaison avec les personnes s’arrêtant à 2 000 pas par jour, celles atteignant 7 000 pas verraient leur risque de décès réduit de 47 %. Les bénéfices s’étendent à l’ensemble de la santé : 25 % de risques en moins de développer une maladie cardiovasculaire, 37 % de décès en moins liés au cancer, 38 % de réduction du risque de démence et même 22 % de symptômes dépressifs en moins. Les chercheurs insistent : inutile de viser la perfection. Chaque pas compte. Même en passant de 2 000 à 4 000 pas quotidiens, le risque de mortalité chuterait déjà de 36 %. Et pour ceux qui trouvent la marche fastidieuse, il existe mille façons d’ajouter quelques pas sans changer radicalement ses habitudes. Prendre les escaliers, descendre un arrêt plus tôt, marcher au téléphone ou trotter en cuisinant… tout est bon à prendre. Si les 10 000 pas ne sont pas à bannir pour autant, viser 7 000 au quotidien semble déjà bien suffisant pour améliorer sa santé. Un objectif moins intimidant, plus accessible et surtout validé par la science.