Le Covid-19 refait parler de lui à l’approche de l’hiver. Selon les dernières données de Santé publique France, publiées le 8 octobre, les hospitalisations liées au virus enregistrent une légère hausse, confirmant un rebond amorcé depuis la rentrée. La campagne nationale de vaccination, qui doit débuter le 14 octobre, interviendra donc dans un contexte de reprise modérée mais réelle de la circulation du SARS-CoV-2. Entre le 29 septembre et le 5 octobre, le taux d’incidence estimé dans les cabinets de médecins généralistes s’élève à 51 cas pour 100 000 habitants, un niveau stable par rapport à la semaine précédente mais dix fois supérieur à celui observé en février dernier. Santé publique France note que la circulation du virus reste globalement inférieure à celle de l’automne 2024, tout en soulignant des disparités selon les âges. La surveillance des eaux usées, considérée comme un indicateur précoce, montre un ralentissement après plusieurs semaines de hausse, signe que le pic de cette mini-vague pourrait approcher.
Des hospitalisations en hausse, mais un impact encore limité
La remontée du nombre de cas se traduit désormais dans les hôpitaux. Les passages aux urgences pour Covid-19 représentent 0,6 % du total (soit 2 054 cas), contre 0,5 % la semaine précédente. Le nombre d’hospitalisations atteint 790 sur la période, soit une part de 1,1 % des admissions, en légère hausse par rapport à la semaine précédente. Les seniors demeurent les plus touchés : 635 hospitalisations concernent les personnes de 65 ans et plus, 110 les adultes de 15 à 64 ans et une seule un enfant de 5 à 14 ans. Six patients ont été admis en réanimation après un passage aux urgences pour suspicion de Covid. Les autorités sanitaires insistent sur le fait que la situation reste maîtrisée et qu’aucune tension notable n’est constatée dans les établissements de soins.
Un nouveau variant et une vaccination de rappel attendue
Cette reprise automnale est portée par le variant XFG, surnommé « Frankenstein » sur les réseaux sociaux. Selon les experts, il ne présente pas de virulence accrue, mais sa forte transmissibilité explique sa rapide domination sur le territoire. Pour l’heure, les scientifiques ne constatent pas d’augmentation significative des formes graves. La campagne de vaccination automnale commencera le 14 octobre. Elle ciblera en priorité les personnes âgées, les patients immunodéprimés, les femmes enceintes et les professionnels de santé. Les autorités rappellent que le port du masque, redevenu fréquent dans certains transports et établissements médicaux, reste recommandé dans les lieux clos en cas de symptômes. Santé publique France appelle à la vigilance sans alarmer : le virus circule à nouveau, mais la situation hospitalière demeure sous contrôle. L’objectif, désormais, est d’éviter que cette hausse ne se transforme en vague hivernale plus sévère.