Un nouveau cas de chikungunya contracté localement a été confirmé à Ghisonaccia le 5 août, portant à 14 le nombre total de contaminations enregistrées en Corse ces derniers jours. L’Agence régionale de santé a précisé mercredi que ces cas sont autochtones, c’est-à-dire sans lien avec un séjour récent en zone infectée. À Grosseto-Prugna, plusieurs personnes ont également été touchées. L’ensemble de ces signalements a conduit à des actions immédiates : opérations de démoustication, prospections entomologiques et renforcement des mesures de lutte antivectorielle. À Ghisonaccia, où le moustique vecteur du virus est bien implanté, une intervention a été menée dès ce matin dans les zones concernées.
Une maladie à surveiller de près
Le chikungunya, transmis par le moustique tigre, reste généralement bénin, mais peut entraîner des complications chez les personnes les plus fragiles, notamment les personnes âgées. L’état de santé de la personne infectée à Ghisonaccia, dont les symptômes sont apparus le 31 juillet, ne présente pas de caractère préoccupant à ce stade. L’ARS appelle la population à redoubler de vigilance. Elle recommande d’utiliser des répulsifs, de se couvrir aux heures d’activité des moustiques, et surtout de supprimer tous les points d’eau stagnante susceptibles de favoriser leur prolifération. La mobilisation de tous est jugée « essentielle » pour éviter une extension de la transmission locale du virus.