Bergerac : quatre cas de chikungunya détectés, un quartier sous surveillance
Bergerac : quatre cas de chikungunya détectés, un quartier sous surveillance

À Bergerac, le quartier résidentiel des Costes est sous les projecteurs depuis le début du mois d’août. Quatre cas autochtones de chikungunya y ont été confirmés par l’Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine, une première dans ce secteur de Dordogne habituellement tranquille.

Fièvre, douleurs et fatigue persistante

Le premier malade identifié raconte avoir été terrassé par la fièvre, des douleurs diffuses et de violents frissons, au point de rester deux jours cloué au lit. Ses jambes étaient devenues violacées, presque paralysées. Le diagnostic a été confirmé par une analyse sanguine, et même si l’état du patient ne nécessitait pas d’hospitalisation, la fatigue reste tenace plusieurs semaines après l’infection. Les médecins rappellent que, comme pour la dengue, une seule contamination confère ensuite une immunité durable.

Démoustication et vigilance accrue

À peine le diagnostic posé, les autorités sanitaires ont déclenché une opération de démoustication dans le quartier des Costes et aux abords du lac de Pombonne. L’objectif : limiter la propagation du virus transmis par le moustique tigre. Les habitants ont été informés dans l’urgence et invités à adopter les mesures classiques de prévention, comme l’élimination des eaux stagnantes et l’utilisation de répulsifs. Si seulement quatre cas ont été officiellement confirmés, l’ARS estime que d’autres contaminations ont pu passer inaperçues. Les riverains oscillent entre inquiétude et résignation, certains multipliant les précautions, d’autres découvrant à peine la situation. À Bergerac, le chikungunya s’installe comme une alerte sanitaire inattendue, rappelant que le moustique tigre n’est plus une menace lointaine mais une réalité bien installée dans le sud-ouest.

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