Finale ratée pour les supporters de l’UBB : un TGV bloqué les prive du Top 14
Finale ratée pour les supporters de l’UBB : un TGV bloqué les prive du Top 14

Ils avaient tout prévu, sauf ça. Ce samedi 28 juin, plusieurs supporters de l’Union Bordeaux-Bègles n’ont pas pu assister à la finale du Top 14 au Stade de France à cause d’un TGV immobilisé pendant plus de trois heures entre Bordeaux et Paris. Une panne sur les voies a contraint le train à faire demi-tour, laissant à quai des fans déçus… et furieux. Parti comme prévu à 15h46 de la gare Saint-Jean, le TGV devait rallier Paris en deux heures. Mais le voyage a tourné court après seulement un quart d’heure : le train s’est arrêté en rase campagne, à hauteur de Saint-André-de-Cubzac, sans autre information que celle d’un problème technique. Il faudra attendre 19h30 pour que le convoi redémarre. Mauvaise surprise : il repart en sens inverse et retourne à Bordeaux. La SNCF évoque une panne survenue entre Ambarès et Laruscade.

Des supporters frustrés et résignés

Dans le train, l’ambiance s’est vite tendue. « Je devais rejoindre mes amis au Stade de France. J’avais fait garder mon enfant en bas âge pour ça », raconte une supportrice. Un autre, Lucas, ne décolère pas : « J’avais calculé juste après le boulot. Ce train-là me permettait d’arriver pile pour l’avant-match. On a vu les heures défiler sans qu’il ne se passe rien. » Transférés dans un autre train vers Paris, certains voyageurs ont préféré renoncer. Lucas a choisi de s’arrêter dans un bar bordelais pour suivre le match, à défaut de pouvoir encourager son équipe au stade. « L’an prochain, je prendrai un jour de plus, ou je ferai autrement. Mais j’y serai. » Ils étaient nombreux à avoir fait le déplacement pour soutenir l’UBB, entre les neuf bus affrétés, les voitures, les avions et les trains bondés. Sur la ligne Paris-Bordeaux, les 22 TGV prévus pour le retour dimanche étaient déjà complets dès le lundi précédent. Si certains supporters ont réussi à vivre l’événement malgré tout, d’autres n’en retiendront qu’une frustration immense… et une bonne leçon pour la prochaine fois.

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