La liste officielle des participants à l’Eurovision 2026 a été rendue publique le lundi 15 décembre. Résultat : 35 pays seront présents à Vienne en mai prochain, soit l’un des niveaux de participation les plus bas observés depuis plus de vingt ans. Une donnée qui tranche avec les ambitions initiales des organisateurs et qui reflète un contexte politique et médiatique particulièrement tendu autour du concours.
Boycotts confirmés et retours ciblés
Selon l’Union européenne de radio-télévision (UER), 35 diffuseurs ont confirmé leur participation à la 70e édition de l’Eurovision, un chiffre officiellement validé le 15 décembre. Cinq pays ont en revanche acté leur retrait après la décision de maintenir Israël dans la compétition : l’Espagne, les Pays-Bas, l’Irlande, la Slovénie et l’Islande. D’après l’AFP, ces absences s’inscrivent dans un mouvement de protestation contre la participation du diffuseur israélien KAN, sur fond de guerre à Gaza.
À l’inverse, trois pays signent leur retour après une ou plusieurs années d’absence : la Bulgarie, la Roumanie et la Moldavie, comme l’a confirmé l’UER dans son communiqué officiel. Le total reste néanmoins inférieur à celui de l’édition 2025, qui comptait 37 participants, et il faut remonter à 2003 pour retrouver un plateau aussi restreint.
Une édition anniversaire sous haute surveillance
Cette baisse de participation intervient alors que l’Eurovision s’apprête à célébrer ses 70 ans. Confrontée aux critiques sur l’équité du vote et à des accusations de lobbying excessif lors des éditions précédentes, l’UER a annoncé une réforme du système de scrutin. Selon l’AFP, les jurys professionnels feront leur retour lors des demi-finales pour la première fois depuis 2022, avec des panels élargis et des contrôles renforcés sur les votes du public afin de détecter d’éventuelles pratiques coordonnées ou frauduleuses.
Le format reste classique : deux demi-finales réunissant 30 pays, et une finale à 20 chansons, auxquelles s’ajouteront les candidats qualifiés d’office. En 2026, ils seront cinq : l’Autriche, pays hôte, ainsi que la France, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni, le traditionnel « Big 5 » étant réduit à quatre après le retrait de l’Espagne.
À noter également l’absence du Canada, pourtant évoqué dans un document budgétaire fédéral publié début novembre. Sa participation, un temps envisagée, n’a finalement pas été validée pour cette édition.