Bad Bunny fait salle comble à la Plenitude Arena avec J Balvin en invité surprise
Bad Bunny fait salle comble à la Plenitude Arena avec J Balvin en invité surprise

Les 4 et 5 juillet, Bad Bunny a inauguré la Plenitude Arena (nouveau nom de Paris La Défense Arena à Nanterre) avec deux concerts complets devant plus de 38 000 spectateurs chaque soir. Le chanteur portoricain de 32 ans, artiste le plus streamé en 2025 avec plus de 20 milliards d’écoutes, poursuit sa tournée mondiale après son album Debi tirar mas fotos, récompensé aux Grammy Awards. Les billets, partis en quelques instants, se revendaient à plus de 200 euros aux abords de la salle le jour même. La scénographie, les musiciens, les costumes et les chorégraphies étaient entièrement dédiés à Porto Rico, fil conducteur du spectacle : dans les gradins, drapeaux bleus, rouges et blancs, pavas (chapeaux de paille traditionnels) et maquillages aux couleurs de l’archipel composaient un décor humain aussi marquant que la scène elle-même.

La « casita », pièce maîtresse du show : 500 m² de maison portoricaine au cœur de la fosse

Élément central du concert, la désormais célèbre « casita » (réplique rose et jaune d’une maison portoricaine des années 1950) trônait dans la fosse, occupant 500 m² et réduisant la jauge de la salle de 45 000 à 38 000 places. C’est depuis cette structure que Bad Bunny a performé une vingtaine de chansons au plus près du public, notamment Monaco, dont le sample reprend Hier encore de Charles Aznavour. Parmi les célébrités aperçues à l’intérieur lors du second soir : les acteurs de la série Emily in Paris Ashley Park, Lucien Laviscount et Lucas Bravo, ainsi que DJ Snake. Le guitariste du groupe a également offert un moment inattendu en reprenant Get Lucky des Daft Punk au cuatro, instrument national de Porto Rico, déclenchant l’enthousiasme d’un public qui a mis quelques secondes à reconnaître le titre avant de le chanter en chœur.

J Balvin en surprise, 2h30 de show et un rappel sous les flammes

Le dimanche 5 juillet, le moment le plus attendu du second concert a été l’apparition de J Balvin, superstar colombienne qui a contribué à populariser le reggaeton dans le monde. Surgissant sur le toit de la casita pendant Como un bebé, il a enchaîné avec Bad Bunny sur La canción, avant d’assurer seul quatre tubes (Mi gente, Loco contigo, Qué calor et In da Getto) sous des hurlements impressionnants. Les 2h30 de show se sont divisés en trois actes, entre tubes récents (Nuevayol, Dtmf, Eoo) et classiques pour les fans de la première heure, notamment des extraits de l’album commun avec J Balvin, Oasis, sorti en 2019. Bad Bunny a aussi interrompu plusieurs morceaux pour des discours adressés au public, sur Paris « ville de l’amour », sur l’importance de profiter de l’instant, avant de terminer sur un rappel explosif sous des flammes rouges. « C’était un mélange entre film, clip et boîte de nuit », résumait Mathieu, 35 ans, à la sortie.

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