Les réunions informelles de l’Union européenne reprendront normalement à Chypre entre avril et juin, après avoir été perturbées par des tensions sécuritaires liées au conflit au Moyen-Orient.
Le ministre chypriote de l’Énergie, Michalis Damianos, a confirmé que les rencontres prévues dans le cadre de la présidence tournante de l’UE se tiendraient comme initialement planifié à partir du mois d’avril.
En mars, les autorités chypriotes avaient décidé de déplacer ces réunions en ligne ou de les reporter, à la suite d’une attaque de drone visant une base aérienne britannique sur l’île. Selon Nicosie, l’appareil utilisé serait un drone de type Shahed de fabrication iranienne, possiblement lancé depuis le Liban par le Hezbollah.
Cet incident s’inscrit dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient, marqué par l’escalade militaire entre les États-Unis, Israël et l’Iran, dont les répercussions s’étendent jusqu’à la Méditerranée orientale.
Malgré cet épisode sécuritaire, les autorités chypriotes estiment désormais que les conditions sont réunies pour accueillir à nouveau les délégations européennes sur leur territoire.
La reprise des réunions en présentiel constitue un signal de normalisation, alors que l’Union européenne poursuit ses travaux diplomatiques et énergétiques dans un environnement international instable.
Elle illustre également la volonté de Chypre de maintenir son rôle au cœur de l’agenda européen, malgré les risques liés aux tensions géopolitiques régionales.