Le militant d’ultra-gauche Ritchy Thibault a de nouveau été interpellé ce jeudi 1er octobre, cette fois à Saint-Denis, en marge de la mobilisation des lycéens et étudiants. Ancien collaborateur parlementaire de la députée LFI Ersilia Soudais et figure de la gauche radicale, le militant apparaît dans une vidéo appelant notamment à « former des barricades », à « mettre le feu à l’Élysée » et à « faire la révolution ». Il était déjà placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de manifester.
Dans la séquence diffusée jeudi, Ritchy Thibault annonce que « le 17 octobre, ça va être mille fois pire que les Gilets jaunes », avant d’enchaîner : « On va former des barricades. On va mettre le feu à l’Élysée. On va faire la révolution. » Quelques minutes après cette prise de parole, il a été interpellé par plusieurs policiers en civil. Les premières informations disponibles ne permettent pas encore de préciser les qualifications qui seront éventuellement retenues à la suite de cette nouvelle interpellation.
Un militant déjà au cœur de plusieurs procédures
Cette interpellation intervient dans un contexte judiciaire particulièrement chargé. Ritchy Thibault est sous contrôle judiciaire depuis une précédente procédure, avec notamment une interdiction de participer à des manifestations. En septembre, il a également comparu devant le tribunal correctionnel de Paris pour des propos adressés à Emmanuel Macron au Salon de l’agriculture en 2024 : « N’oublie jamais que nous sommes […] le pays qui fait tomber les têtes des monarques. » Le parquet les poursuit comme une menace de mort, qualification que sa défense conteste. Le jugement est attendu le 6 octobre.
Son parcours avait déjà suscité plusieurs controverses lorsqu’il travaillait auprès de la députée LFI Ersilia Soudais. En octobre 2024, l’administration de l’Assemblée nationale lui avait interdit l’accès au Palais-Bourbon en invoquant un risque pour la sécurité. Bruno Retailleau avait également porté plainte après qu’il eut qualifié les policiers d’« enfants de Pétain ». En avril 2025, le ministère de l’Intérieur avait de nouveau saisi la justice après son appel à constituer des « brigades d’autodéfense populaires ». Manuel Bompard avait alors pris ses distances avec certains de ses propos.
Le militant revendique pour sa part une parole révolutionnaire et considère plusieurs des procédures engagées contre lui comme une répression de son activité politique. L’interpellation de jeudi ajoute néanmoins un nouvel épisode à un parcours déjà marqué par de multiples confrontations avec les autorités.

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