À quelques heures du premier débat de la primaire de la gauche, Olivier Faure durcit le ton face à Raphaël Glucksmann. Le premier secrétaire du Parti socialiste critique notamment la proposition de son rival visant à réduire les cotisations sociales pour rapprocher le salaire net du brut, en compensant cette baisse par une taxation accrue des plus gros héritages.
« C’est absurde », tranche Olivier Faure dans Le Monde. Pour le dirigeant socialiste, les cotisations ne doivent pas être considérées comme une simple charge pesant sur les salaires mais comme du « salaire différé », destiné à financer la protection sociale. Il refuse donc de diminuer ce financement au nom de l’augmentation immédiate du revenu net.
Manuel Bompard approuve Faure
La prise de position a reçu un soutien inattendu de La France insoumise. « Olivier Faure a absolument raison », a réagi Manuel Bompard. Cette convergence intervient alors même que Raphaël Glucksmann cherche à se démarquer clairement de LFI et exclut la présence de ministres insoumis dans un éventuel gouvernement.
Le débat est toutefois plus complexe au sein du PS : le contre-budget présenté par les députés socialistes comprend lui-même un mécanisme de CSG dégressive selon les revenus, compensé par une fiscalité accrue sur les héritages. Les adversaires d’Olivier Faure y voient donc une contradiction entre sa campagne personnelle et certaines propositions portées par son propre groupe.
Ce désaccord devrait être l’un des sujets du premier rendez-vous télévisé de la primaire, ce mercredi soir à 20 h 40 sur LCI. Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Ségolène Royal, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel seront réunis face à un panel de Français.

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