Hong Kong refuse le visa d’une journaliste de Bloomberg, inquiétudes pour la liberté de la presse
Hong Kong refuse le visa d’une journaliste de Bloomberg, inquiétudes pour la liberté de la presse

L’agence Bloomberg a annoncé samedi qu’elle tentait de résoudre la situation d’une de ses correspondantes à Hong Kong, Rebecca Choong Wilkins, dont la demande de renouvellement de visa a été rejetée par les autorités locales sans explication.

L’information a été confirmée par la journaliste elle-même ainsi que par le Foreign Correspondents’ Club (FCC) de Hong Kong, qui a dénoncé une décision opaque et préoccupante. Bloomberg, dans un communiqué, a affirmé qu’il « soutenait pleinement » sa journaliste et qu’il « continuerait à travailler par tous les moyens appropriés pour tenter de résoudre le problème ».

Interrogé sur ce refus, le département de l’immigration de Hong Kong s’est refusé à tout commentaire individuel, rappelant que chaque candidat devait « répondre aux critères d’éligibilité ».

Ce nouvel épisode intervient dans un climat de resserrement des libertés de la presse dans l’ancienne colonie britannique, rétrocédée à la Chine en 1997. Depuis l’entrée en vigueur de la loi sur la sécurité nationale en 2020, plusieurs journalistes étrangers se sont vu refuser l’entrée ou des visas, tandis que des reporters locaux ont été arrêtés ou harcelés.

Selon Reporters sans frontières, neuf journalistes ont déjà connu des problèmes de visa similaires depuis 2020. Dans le classement mondial de la liberté de la presse, Hong Kong a chuté à la 140e place sur 180 pays et territoires, un recul spectaculaire pour un centre autrefois réputé pour son ouverture médiatique.

L’affaire Wilkins, qui touche cette fois une grande agence internationale, pourrait encore accentuer les inquiétudes sur l’érosion rapide de l’autonomie promise à Hong Kong sous le principe « un pays, deux systèmes ».

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