UKRAINE-RUSSIA-CONFLICT
This handout picture taken and released by Ukrainian presidential press-service on March 21, 2022 shows Ukrainian President Volodymyr Zelensky addressing Ukrainian people during a broadcast speech. (Photo by STR / UKRAINIAN PRESIDENTIAL PRESS SERVICE / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO /UKRAINIAN PRESIDENTIAL PRESS SERVICE " - NO MARKETING - NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS - RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO /UKRAINIAN PRESIDENTIAL PRESS SERVICE " - NO MARKETING - NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS /

Alors que Donald Trump intensifie ses initiatives pour forcer des négociations entre l’Ukraine et la Russie, Volodymyr Zelensky est attendu à la Conférence de Munich sur la sécurité. Face à une diplomatie occidentale secouée par les déclarations du président américain, Kiev tente de préserver son autonomie stratégique et d’obtenir de nouvelles garanties de sécurité de la part de ses alliés européens.

L’annonce d’un premier entretien téléphonique entre Donald Trump et Vladimir Poutine, ainsi que la promesse de discussions « immédiates », ont provoqué un séisme diplomatique. Trump a évoqué la tenue de négociations à Munich entre des représentants de la Russie, de l’Ukraine et des États-Unis, mais Kiev a rapidement démenti toute volonté de dialogue direct avec Moscou. Zelensky exige que toute initiative passe d’abord par des consultations avec son gouvernement et non par des arrangements imposés par Washington.

L’attitude des États-Unis inquiète profondément les Européens, qui craignent d’être mis devant le fait accompli. Trump a clairement exprimé son scepticisme quant à une adhésion future de l’Ukraine à l’OTAN, tout comme il considère irréaliste le retour de Kiev à ses frontières de 2014. Pour Emmanuel Macron, cette approche américaine risque de mener à une « capitulation » face à Moscou. La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a même comparé la situation actuelle aux accords de Munich de 1938, qui avaient abouti à l’annexion des Sudètes par l’Allemagne nazie.

Dans ce contexte, la Conférence de Munich prend une dimension cruciale. L’Europe se retrouve face à une équation complexe : renforcer son soutien militaire à l’Ukraine sans l’appui massif des États-Unis, tout en tentant d’éviter une paix imposée qui acterait les gains territoriaux de la Russie. Les prochains jours seront déterminants pour la posture occidentale face à Vladimir Poutine et aux nouvelles orientations de la Maison-Blanche.

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