Le domicile d’Aurore Bergé, ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes, a été perquisitionné la semaine dernière dans le cadre d’une enquête pour faux témoignage, a révélé Franceinfo ce mercredi 19 février. Les bureaux de la Fédération française des entreprises de crèches (FFEC) ainsi que le domicile de sa déléguée générale, Elsa Hervy, ont également fait l’objet de perquisitions menées par la section de recherches de Paris.
L’ancienne ministre des Solidarités et des Familles est soupçonnée d’avoir menti sous serment lors d’une audition devant une commission d’enquête parlementaire en avril 2024. Elle y avait affirmé n’avoir aucun lien personnel ou professionnel avec Elsa Hervy, une déclaration remise en cause par le livre-enquête Les Ogres du journaliste Victor Castanet, qui évoque un « pacte de non-agression » entre les deux femmes.
La Cour de justice de la République (CJR), seule instance habilitée à juger des ministres en exercice, mène l’instruction. L’affaire s’inscrit dans le contexte plus large des dysfonctionnements dans les crèches privées, un secteur déjà au cœur de plusieurs polémiques sur la qualité de l’accueil et les financements publics.
Cette enquête fragilise encore davantage Aurore Bergé, qui pourrait être convoquée prochainement par la CJR. Son avenir au sein du gouvernement est désormais incertain, alors que l’exécutif tente de minimiser l’impact de cette affaire en pleine séquence politique mouvementée.