La crise politique atteint son paroxysme au Pays Noyonnais : pour la deuxième année consécutive, le budget a été massivement rejeté par les maires, infligeant un camouflet sévère à Sandrine Dauchelle. Avec 46 voix contre et seulement 22 pour, la présidente de la communauté de communes se retrouve isolée, incapable de fédérer autour de sa gestion.
Les tensions, déjà vives, ont explosé vendredi 14 mars lors d’un conseil communautaire sous haute tension. Les maires frondeurs ont dénoncé l’opacité budgétaire, une baisse controversée de la Contribution Foncière des Entreprises (CFE) et une gouvernance jugée autoritaire et politisée. Patrick Deguise, ancien président et désormais figure de l’opposition, a mené la charge, illustrant l’ampleur de la fracture.
Pire encore pour Sandrine Dauchelle : la fronde des élus a entraîné une réduction drastique de ses indemnités et de celles de ses vice-présidents, une humiliation politique approuvée par 50 voix contre 20. De nouvelles mesures ont également été adoptées contre son gré, comme la diffusion systématique des conseils sur les réseaux sociaux et un rééquilibrage du bureau communautaire.
Alors que la Chambre régionale des comptes pourrait prendre le contrôle du budget 2025, la situation devient intenable pour la présidente du Pays Noyonnais. Entre blocus institutionnel et isolement politique, sa démission semble désormais inévitable.