Ça s’est joué à la minute près. Mardi à 18 heures, rideau sur le dépôt des listes pour le second tour des municipales, après des jours de coups de fil, de réunions serrées et de compromis arrachés dans les états-majors comme dans les permanences locales.
Les électeurs, eux, voient enfin clair: les configurations sont désormais définitives avant le scrutin de dimanche. Reste un sprint de deux jours pour convaincre les indécis, réveiller les abstentionnistes et remettre un peu de nerf dans une campagne qui, souvent, se gagne autant sur le terrain qu’au détour d’une fusion bien négociée.
Entre seuils et tractations, la carte électorale se fige
Dans plusieurs villes, l’entre-deux-tours a rebattu les cartes, surtout à gauche, où des discussions ont accouché de coalitions inédites et parfois d’accords de dernière minute, avec des rapprochements entre listes LFI et PS, scellés moins par l’élan que par l’arithmétique.
La loi électorale cadre tout: à partir de 10% des suffrages exprimés, une liste peut se maintenir, entre 5% et moins de 10% elle peut fusionner, et cette « fusion technique » ressemble souvent à un marché précis, places éligibles, délégations futures, équilibre des ego. Dimanche, duels et triangulaires départageront ces attelages parfois hétéroclites, et les résultats ne s’arrêteront pas aux mairies: dans les grandes villes, ils pèseront aussi sur les intercommunalités, là où se jouent discrètement budgets et pouvoir réel.
Communauté
Commentaires
Les commentaires sont ouverts, mais protégés contre le spam. Les premiers messages et les commentaires contenant des liens passent par une validation manuelle.
Soyez le premier à commenter cet article.