Mort de Quentin, Sébastien Lecornu clashe Mathilde Panot : "Ce que vous venez de faire est absolument ignoble et abject." (AP, Entrevue)
Mort de Quentin, Sébastien Lecornu clashe Mathilde Panot : "Ce que vous venez de faire est absolument ignoble et abject." (AP, Entrevue)

Un clash a eu lieu ce mardi à l’Assemblée nationale. Lors d’une séance de questions au gouvernement, le Premier ministre Sébastien Lecornu a vivement interpellé Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise, au sujet de la mort de Quentin Deranque, survenue à Lyon.

Le climat s’est brusquement tendu après la prise de parole de Mathilde Panot, qui a cherché à dissocier son mouvement de toute responsabilité dans ce drame. Devant l’hémicycle, Mathilde Panot a déclaré : « Nous n’acceptons pas que la violence physique d’où qu’elle vienne soit employée pour régler les conflits. Jamais nous ne l’avons accepté, jamais nous ne l’accepterons. Ceux qui instrumentalisent ce drame pour nous salir doivent cesser. Toutes les manœuvres sont indignes. Aucun Insoumis n’est impliqué, ni de près ni de loin », estimant qu’« faire peser une responsabilité morale imaginaire ne parviendra pas à éclipser votre réelle responsabilité politique ». Selon elle, « le maintien de l’ordre public relève de la compétence exclusive de votre gouvernement, pas d’un groupe parlementaire ».

« Absolument ignoble et abject » : la réponse cinglante du Premier ministre

La réaction de Sébastien Lecornu ne s’est pas fait attendre. Visiblement ému et en colère, le chef du gouvernement a dénoncé ce qu’il a qualifié de « propos absolument ignobles et abjects ». S’adressant directement à Mathilde Panot, Sébastien Lecornu a lancé : « Ce que vous venez de faire est absolument ignoble et abject. On n’oppose pas un mort à un autre. Je suis le premier à condamner les violences à l’égard des députés insoumis. »

Le Premier ministre a ensuite appelé La France insoumise à une remise en question interne. « Il est temps que vous fassiez le ménage dans vos rangs », a-t-il déclaré devant les députés. Sébastien Lecornu a par ailleurs évoqué un « homicide involontaire » à propos des faits survenus à Lyon, provoquant immédiatement des protestations sur les bancs du Rassemblement national.

Une Assemblée divisée mais des applaudissements dans plusieurs rangs

Au plus fort de l’échange, plusieurs groupes parlementaires se sont levés pour applaudir l’intervention de Sébastien Lecornu. Les députés du Rassemblement national, des Républicains, du groupe Libertés, indépendants, outre-mer et territoires ainsi que du bloc central ont manifesté leur soutien au Premier ministre.

Partager