Invitée de franceinfo ce jeudi matin, Marine Tondelier a vivement critiqué l’attitude de Marine Le Pen après sa condamnation dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national. Elle accuse la patronne du Rassemblement national de « réaction bourgeoise » et de jouer les victimes malgré son statut de « privilégiée ».
Condamnée à cinq ans d’inéligibilité, deux ans de prison sous bracelet électronique et 100 000 euros d’amende, Marine Le Pen conteste sa responsabilité dans un dossier que ses soutiens qualifient de politique. Une posture que la secrétaire nationale des Écologistes juge dangereuse pour l’État de droit. « Jusqu’à preuve du contraire, elle est la coupable. Et pourtant, elle crache sur la justice », a-t-elle déclaré, fustigeant « une entreprise de victimisation pas possible ».
Une gauche mobilisée en réaction au meeting du RN
Alors que les proches de Marine Le Pen organisent un meeting de soutien dimanche à Paris, la gauche entend répliquer par une mobilisation parallèle. « Je ne veux pas que dimanche, sur toutes les chaînes de télé, la seule chose qu’on donne à voir, c’est la grande entreprise de victimisation de Marine Le Pen », a déclaré Marine Tondelier, sans dévoiler pour l’instant les modalités précises de la contre-manifestation.
Enfin, la dirigeante écologiste s’est interrogée sur la rapidité du calendrier judiciaire, alors que le procès en appel devrait se tenir au premier semestre 2026. Une accélération que certains voient comme une tentative de clarification avant la présidentielle. Pour Marine Tondelier, il s’agit d’un « privilège » supplémentaire offert à une candidate déjà bien protégée.