Marine Le Pen a vivement critiqué la nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), dénonçant un projet qu’elle juge ruineux et imposé sans débat parlementaire. En visite sur le site de l’EPR de Flamanville, elle a plaidé pour un retour au tout-nucléaire, s’opposant aux 37 milliards d’euros alloués au raccordement des éoliennes en mer.
Le Rassemblement National fustige également le passage en force par décret, alors que la loi Énergie-Climat de 2019 impose un vote parlementaire. Marine Le Pen a sommé François Bayrou de soumettre cette PPE au débat législatif, faute de quoi elle pourrait envisager une motion de censure contre le gouvernement.
Le RN dénonce un gaspillage d’argent public qui affaiblirait la souveraineté énergétique de la France. Marine Le Pen estime que ces choix « détruisent notre compétitivité économique » et n’apportent aucun gain réel en production d’électricité par rapport à un parc nucléaire optimisé.
Alors que la contestation enfle, plus de 160 sénateurs de droite et du centre ont également critiqué ce projet, appelant à un report de sa publication. Face à cette fronde, le gouvernement Bayrou vacille et pourrait se retrouver sous pression dans les semaines à venir.