Le Conseil des ministres a officiellement mis fin cette semaine aux fonctions de Lydia Guirous, préfète déléguée à l’égalité des chances en Gironde. Cette décision intervient à la suite de graves accusations de « management toxique », soutenues par plusieurs signalements de risques psychosociaux émanant de ses subordonnés. Le rapport d’un médecin du travail, révélé par le journal Sud Ouest, évoque notamment un « risque suicidaire avéré » chez plusieurs agents sous sa responsabilité.
Nommée à ce poste en 2023 dans le cadre d’une réforme de la haute fonction publique visant à intégrer des profils issus de la société civile, Lydia Guirous, ancienne porte-parole des Républicains et éditorialiste, n’aura tenu que quelques mois avant que des tensions internes ne conduisent à son éviction. Face à cette situation, le préfet de la Gironde avait déjà pris des mesures d’urgence en reprenant directement la supervision des agents concernés.
De son côté, Lydia Guirous a rejeté les accusations, estimant que la création de son poste s’est faite sans « moyens dédiés » et réclamant une « procédure contradictoire » pour défendre sa version des faits. Cependant, la décision du gouvernement, prise sur proposition du ministre de l’Intérieur, marque la fin de cette brève expérience administrative.
Cette affaire fait écho à une autre polémique survenue quelques mois après sa prise de fonction, lorsque le Canard Enchaîné avait révélé qu’elle aurait mobilisé le personnel du rectorat de Bordeaux pour faciliter l’inscription de ses enfants dans des établissements scolaires locaux.