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Selon une information France Info, l’Élysée aurait récemment commandé des notes d’analyse à des sociétés spécialisées afin de surveiller l’essor d’un mouvement libertarien en France, inspiré par le président argentin Javier Milei. Ce courant, qui prône un État minimal, des coupes drastiques dans les dépenses publiques et une liberté d’expression totale, semble gagner du terrain sur les réseaux sociaux.

Le gouvernement s’inquiète particulièrement de la diffusion croissante de ces idées hors des cercles habituels, touchant de plus en plus d’intellectuels, de journalistes et de leaders d’opinion. Plusieurs comptes influents sur X (ex-Twitter), relayant des critiques virulentes contre l’interventionnisme étatique et la fiscalité, ont été placés sous surveillance. L’Élysée craint que cette dynamique ne se traduise à terme par des mouvements de contestation sociale.

La montée en puissance de ce courant libertarien s’inscrit dans un contexte international marqué par la réélection de Donald Trump aux États-Unis et par l’influence grandissante d’Elon Musk, accusé par Emmanuel Macron de promouvoir une « internationale réactionnaire » visant à affaiblir les démocraties européennes.

En France, des figures politiques comme Éric Ciotti, nouvel allié de Marine Le Pen, ont déjà ouvertement défendu les idées de Milei. Le patron de l’Union des droites pour la République revendique lui aussi une réduction massive des dépenses publiques, un axe qui pourrait séduire une partie de l’électorat. Alors que le gouvernement cherche à contenir l’émergence de ce courant, l’attention portée à ces comptes libertariens reflète une inquiétude plus large : celle d’une rupture entre l’État et une partie croissante de la population, de plus en plus réceptive aux discours prônant un affaiblissement du pouvoir central et une liberté économique totale.

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