« Les seuls racistes en France sont chez LFI » : Radouan Kourak recadre Antoine Léaument
« Les seuls racistes en France sont chez LFI » : Radouan Kourak recadre Antoine Léaument

Sur Cnews, Radouan Kourak a vivement réagi aux propos du député LFI Antoine Léaument, qui affirme, dans le cadre de son « Tour de France de la sécurité », que la police et la justice françaises seraient « plus dures avec les étrangers » et participeraient à une forme de « xénophobie systémique ». Une lecture que le chef du service politique d’Entrevue a frontalement contestée à l’antenne, estimant au contraire que « la France est le pays le moins raciste du monde » et que « les seuls racistes en France sont chez LFI », évoquant les attaques dont il dit être lui-même la cible, qualifié d’« arabe de service » en raison de son attachement à la France.

Les déclarations du député insoumis qui a répondu à Radouan Kourak sur X reposent sur l’idée qu’« à délit égal, à crime égal, un étranger est davantage condamné à des peines de prison ferme et à des peines plus longues qu’un Français ». Antoine Léaument dit sur des « études scientifiques », sans en citer publiquement les références, et soutient que cette sévérité expliquerait en partie la surreprésentation des étrangers dans les prisons françaises. Des propos qu’il a réitérés en réponse à l’extrait de l’émission partagé sur les réseaux sociaux.

Des chiffres contre des accusations

Radouan Kourak a alors choisi de répondre point par point, en s’appuyant sur des données officielles. Il rappelle notamment que les ressortissants étrangers représentent environ 24,5 % de la population carcérale, selon les chiffres du ministère de la Justice, alors qu’ils constituent une part bien plus faible de la population totale. Il cite également des statistiques locales, notamment dans les Alpes-Maritimes, faisant état d’une implication importante d’étrangers dans les faits de délinquance constatés.

Selon lui, ces données posent une question de politique publique et de sécurité, bien distincte de l’accusation de « racisme systémique ». Il souligne qu’un juge peut tenir compte du statut administratif d’un prévenu, notamment lorsqu’il est sous OQTF ou en situation irrégulière, dans l’évaluation du risque de fuite ou de récidive, ce qui relèverait du fonctionnement classique du droit pénal plutôt que d’une discrimination liée à l’origine.

Le journaliste conteste ainsi l’idée selon laquelle les étrangers seraient « systématiquement » plus lourdement sanctionnés que les Français à infraction identique, faute selon lui d’études précises, méthodologiquement établies et publiquement vérifiables. Il estime que le véritable débat porte plutôt sur la surreprésentation constatée dans les statistiques pénales et sur les raisons de cette situation.

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