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(FILES) In this file photo taken on November 23, 2020, a bulldozer passes by a hilltop manned by Moroccan soldiers on a road between Morocco and Mauritania in Guerguerat located in the Western Sahara, after Morocco accused the Polisario Front of blocking the key highway for trade with the rest of Africa, and launched a military operation to reopen it. - Morocco and the European Union said on September 29, 2021 today they would continue their trade partnership, after the EU's top court cancelled two deals relating to products from the disputed Western Sahara. (Photo by Fadel SENNA / AFP)

Ce mardi, Emmanuel Macron a exprimé son soutien au plan d’autonomie du Sahara occidental proposé par le Maroc, suscitant une vive réaction au sein de la classe politique. Dans une lettre adressée au roi Mohammed VI, le président français a qualifié ce plan de « seule base pour une solution politique juste, durable et négociée », selon TF1 Info.

Cette annonce a rapidement provoqué des tensions diplomatiques, notamment avec l’Algérie, qui a décidé de rappeler son ambassadeur en France avec effet immédiat. Alger accuse Macron de « bafouer la légalité internationale » et de soutenir la « négation du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination », estimant qu’il s’agit d’un acte visant à « parachever la décolonisation du Sahara Occidental ».

Sur la scène politique française, les réactions sont partagées. Marine Le Pen, qui soutient depuis longtemps le plan marocain, a salué l’initiative sur son compte X, encourageant les efforts marocains pour stabiliser et développer le territoire. Thierry Mariani a exprimé sa satisfaction en déclarant : « Enfin ! Après 7 ans perdus, Macron reconnaît la « marocanité » du Sahara Occidental. »

Éric Ciotti, pour sa part, a exprimé son espoir que cette décision renforce durablement les liens entre la France et le Maroc, affirmant : « Vive l’amitié entre la France et le Maroc. »

Cependant, cette décision n’a pas fait l’unanimité, notamment parmi les députés de gauche. Marine Tondelier a dénoncé ce qu’elle considère comme un « fiasco international », critiquant une décision prise par un président isolé, à la tête d’un pays sans gouvernement stable. Ersilia Soudais a, quant à elle, qualifié cette position de « provocation » et a exhorté la France à respecter le droit international et les droits du peuple sahraoui.

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