La reconduction de Sébastien Lecornu à Matignon n’a pas calmé les tensions à gauche, bien au contraire. Le Parti socialiste et les écologistes ont annoncé qu’ils n’accorderaient aucune trêve politique au nouveau gouvernement, promettant une motion de censure si leurs conditions ne sont pas remplies.
Le PS dément tout accord et menace de censurer
Pierre Jouvet, secrétaire général du Parti socialiste, a fermement démenti toute rumeur d’accord de non-censure avec l’Élysée. « Il n’y a aucun accord entre le Parti socialiste et le président de la République. Nous ne serons pas la bouée de sauvetage d’un macronisme qui prend l’eau de toute part », a-t-il déclaré. Le PS prévient : sans suspension immédiate de la réforme des retraites et abandon du 49.3, il votera la censure du gouvernement Lecornu II.
Sur X, le sénateur socialiste Rémi Cardon a dénoncé une « intox présidentielle » selon laquelle un « deal » aurait été conclu pour éviter la censure. « Faux », a-t-il tranché, ironisant : « Ce n’est pas un gouvernement Lecornu bis, c’est un gouvernement biscornu. »
De son côté, la cheffe des Écologistes, Marine Tondelier, a assuré qu’elle ne voyait « aucun argument pour ne pas censurer » Sébastien Lecornu, estimant que sa reconduction constituait « une ultime provocation faite aux Français ».
Face à cette fronde unanime de la gauche, le nouveau Premier ministre pourrait affronter dès sa déclaration de politique générale un vote de censure périlleux, premier test décisif d’un mandat désormais fragilisé.