Condamnée, Marine Le Pen crie à la manœuvre politique : Louis Aliot en renfort
Condamnée, Marine Le Pen crie à la manœuvre politique : Louis Aliot en renfort

Au lendemain de la lourde condamnation de Marine Le Pen à cinq ans d’inéligibilité et quatre ans de prison, dont deux ferme sous bracelet électronique, les réactions pleuvent dans les rangs du Rassemblement national. Son avocat a d’ores et déjà annoncé un appel, mais pour Louis Aliot, vice-président du parti, le verdict est clair : « C’est une décision politique », a-t-il dénoncé ce mardi sur RMC-BFMTV.

Une décision « politique », selon le RN

Condamné lui-même à 18 mois de prison dont six ferme (aménagés) et trois ans d’inéligibilité sans exécution immédiate, le maire de Perpignan estime que « la juge n’a tenu aucun compte » des conséquences « irréversibles » sur l’avenir politique de Marine Le Pen, dont la candidature à la présidentielle de 2027 semble compromise. Il conteste aussi « le fond du jugement », qu’il considère fondé sur des « considérations politiques » et non juridiques.

Des accusations balayées par le procureur général près la Cour de cassation, Rémy Heitz, qui a rappelé ce mardi que la justice est « indépendante » et que ce jugement a été « rendu conformément à la loi ». Il a condamné les « attaques personnalisées » et les « menaces » visant les magistrats, avertissant qu’elles pourraient faire l’objet de poursuites pénales.

Le tribunal a motivé sa décision par la « gravité » des faits, leur « durée », leur « nature systématique » et le « montant des fonds détournés », évoquant une « atteinte à la confiance publique » et aux « règles du jeu démocratique ». Le RN, ex-FN, a également été condamné à deux millions d’euros d’amende, dont un million ferme.

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