La condamnation de Marine Le Pen à cinq ans d’inéligibilité suscite des réactions en chaîne sur la scène internationale. Dès lundi, le Kremlin a exprimé sa désapprobation, dénonçant par la voix de son porte-parole Dmitri Peskov une « violation des normes démocratiques dans un processus politique », tout en affirmant ne pas vouloir s’immiscer dans les affaires intérieures de la France. Ce mardi, le président américain Donald Trump est monté au créneau : « Cela fait penser à notre pays, cela ressemble beaucoup à notre pays », a-t-il lancé en référence à ses propres ennuis judiciaires, ajoutant : « Elle était en tête, et maintenant elle ne peut plus se présenter. »
Trump, Musk, Bolsonaro : un front souverainiste international en soutien
Elon Musk a lui aussi réagi avec virulence. Le patron de Tesla et SpaceX, aujourd’hui chargé d’un département fédéral américain sur l’efficacité gouvernementale, a dénoncé un « abus du système judiciaire » et pointé du doigt une stratégie globale : « La gauche radicale utilise la justice pour éliminer ses opposants. » Repartagé par Mike Benz, son message établit un parallèle entre Marine Le Pen, Donald Trump, Jair Bolsonaro et d’autres figures conservatrices ou nationalistes, visées selon eux par des procédures politiques à travers le monde.
Les réactions se sont multipliées dans les rangs de la droite mondiale. Jair Bolsonaro, lui-même frappé d’inéligibilité au Brésil, a dénoncé une « persécution » politique et encouragé Marine Le Pen à se porter candidate en 2027. Quant à Viktor Orbán, Premier ministre hongrois, il a twitté un message simple mais évocateur : « Je suis Marine ! », dénonçant une nouvelle attaque contre « les patriotes ». Une solidarité internationale qui traduit la politisation profonde de cette affaire à moins de deux ans de la présidentielle française.