La Cour suprême du Brésil entamera mardi l’examen des plaidoiries finales dans le procès de l’ancien président Jair Bolsonaro, accusé d’avoir comploté un coup d’État pour rester au pouvoir après sa défaite à l’élection de 2022. Le verdict est attendu entre le 2 et le 12 septembre, selon le calendrier fixé par les juges.
L’affaire a captivé l’attention internationale, en raison notamment de ses implications politiques et diplomatiques. Bolsonaro, placé en résidence surveillée à Brasilia et interdit de tout contact avec l’étranger, fait face à des accusations graves qui pourraient le condamner à de lourdes peines et l’exclure définitivement de la vie politique brésilienne.
Le dossier repose sur des éléments accusant l’ex-chef d’État et ses alliés d’avoir élaboré un plan pour empêcher la passation du pouvoir après sa défaite face à Luiz Inácio Lula da Silva. Le juge de la Cour suprême Alexandre de Moraes a ordonné son assignation à résidence dans le cadre de cette enquête.
Aux États-Unis, le président Donald Trump a vivement dénoncé le procès, qu’il a qualifié de « chasse aux sorcières » contre son allié politique. En signe de représailles, il a imposé une surtaxe de 50 % sur de nombreux produits brésiliens, accentuant la pression économique sur le gouvernement de Lula.
Ce procès historique pourrait marquer un tournant dans la démocratie brésilienne, en posant la question de la responsabilité des dirigeants face aux institutions. Pour les partisans de Bolsonaro, il s’agit d’une persécution politique ; pour ses opposants, un moment de vérité nécessaire pour consolider l’État de droit après les dérives de son mandat.