Paris: Audition of Legislative Elections’ Candidates By Medef
French far-right Rassemblement National (RN) party President and lead MEP Jordan Bardella looks on during the audition of legislative elections' candidates organised by French business confederation (Medef), in Paris, FRANCE - 20/06/2024. The French president announced on 09 June the dissolution of the National Assembly and called for new elections on 30 June and 07 July. Elections Legislatives anticipees, auditions de chefs de parti et de coalition par le MEDEF a la Salle Gaveau a Paris, FRANCE - 20/06/2024.//JEE_medef.36/Credit:J.E.E/SIPA/2406232102

Jordan Bardella, leader du Rassemblement national (RN), n’a pas mâché ses mots en critiquant Emmanuel Macron lors de son intervention sur LCI, peu après l’annonce de la démission de Gabriel Attal. Il a dénoncé la « situation de blocage » dans laquelle la France se trouve actuellement, notamment en raison des tractations infructueuses à gauche et de l’absence de majorité absolue pour l’un des trois principaux blocs politiques issus des élections législatives.

Bardella a accusé Emmanuel Macron d’avoir « sabordé les institutions et organisé la paralysie du pays pour une durée a minima d’un an ». Il a reproché au président d’avoir refusé une « alternance démocratique, raisonnable, soutenue par une partie des Français à la fois aux européennes et aux législatives », préférant des alliances « contre-nature avec l’extrême-gauche de Jean-Luc Mélenchon ». Selon lui, cette stratégie a conduit à une impasse politique où aucun parti ne détient la majorité absolue à l’Assemblée nationale.

L’eurodéputé RN a exprimé sa frustration face aux « tambouilles politiciennes » qu’il considère déconnectées des préoccupations réelles des Français. Il a affirmé que les citoyens ont bien compris que « ni le pouvoir d’achat, ni leur sécurité, ni le contrôle de l’immigration ne seront mis à l’agenda des politiques publiques puisqu’il n’y a pas de majorité ».

Jordan Bardella a également évoqué l’incertitude entourant le futur gouvernement, encore en formation. Il a estimé qu’une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale avant la prochaine élection présidentielle de 2027 est possible, prédisant que les Français pourraient « être amenés à revoter avant 2027 ».

Hector M.

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