L’Australie, le Canada et le Royaume-Uni ont publié samedi une déclaration conjointe condamnant fermement ce qu’ils qualifient de répression persistante et de violations massives des droits humains en Biélorussie. Les trois pays accusent Minsk de mener une campagne systématique visant à museler la société civile, réduire au silence les médias indépendants et éliminer toute opposition politique organisée.
« Nous — l’Australie, le Canada et le Royaume-Uni — sommes unis pour condamner la répression et les violations des droits de l’homme en cours », ont indiqué les gouvernements dans ce communiqué commun. Selon eux, des milliers de citoyens biélorusses ont été arrêtés arbitrairement, soumis à des actes de torture ou contraints à l’exil depuis le durcissement du régime.
La déclaration souligne que ces actions constituent, aux yeux de leurs auteurs, une violation flagrante des obligations internationales de la Biélorussie, en plus d’être une atteinte grave aux libertés fondamentales et aux droits garantis par les traités internationaux. Les signataires demandent aux autorités biélorusses de « mettre fin immédiatement à leur campagne de répression ».
Le président Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, est régulièrement accusé par les pays occidentaux et les organisations de défense des droits humains de diriger un régime autoritaire, notamment depuis la contestation massive qui a suivi l’élection présidentielle contestée d’août 2020. Les critiques dénoncent des arrestations massives, la fermeture de médias indépendants et la persécution d’opposants politiques.
Cette nouvelle prise de position internationale s’ajoute à une série de condamnations et de sanctions déjà imposées par plusieurs États et instances multilatérales contre Minsk, dans l’espoir de faire pression sur le régime pour qu’il engage un dialogue politique et relâche les prisonniers d’opinion.