Selon Le Parisien, le jardinier de Jany Le Pen a été expulsé vers le Maroc ce jeudi, à l’issue d’une procédure administrative menée depuis le local de rétention administrative de Nanterre. Âgé de 32 ans et de nationalité marocaine, il a quitté les lieux sous escorte dans la matinée avant d’être embarqué sur un vol programmé autour de la mi-journée.
Cette mesure d’éloignement a été prise après une décision du préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère. La procédure a ensuite été menée à son terme dans la journée, avec une expulsion effective vers le Maroc.
Un homme installé en France depuis plusieurs années
Ce ressortissant marocain affirmait vivre en France depuis 2017. Il n’aurait toutefois jamais obtenu de titre de séjour depuis son arrivée sur le territoire. C’est ce statut administratif qui a conduit à son placement en rétention puis à son éloignement.
L’affaire a pris une dimension particulière en raison de l’identité de son employeuse. L’homme travaillait en effet au service de Jany Le Pen, veuve de Jean-Marie Le Pen, ce qui a immédiatement donné à cette expulsion une portée politique et médiatique dépassant le seul cadre administratif.
Jany Le Pen s’est rendue à Nanterre pour le voir
Jany Le Pen, 93 ans, s’est déplacée au local de rétention administrative de Nanterre pour prendre des nouvelles de son jardinier. Accompagnée, elle a pu s’entretenir avec lui pendant environ une heure avant l’exécution de la mesure d’éloignement.
Sa présence sur place a donné résonance particulière à ce dossier. Elle a aussi confirmé l’existence d’un lien d’emploi direct entre la veuve de Jean-Marie Le Pen et l’homme retenu en vue de son expulsion.
Un avocat contacté, mais en vain
Avant l’expulsion, Jany Le Pen avait fait savoir qu’elle avait pris contact avec un avocat pour défendre les droits de son employé. Cette initiative n’a toutefois pas empêché la mise en œuvre de la procédure, qui s’est conclue le jour même par son départ forcé vers le Maroc.