Le Premier ministre du gouvernement houthi du Yémen, Ahmad al-Rahawi, a été tué jeudi dans une frappe aérienne israélienne sur la capitale Sanaa, a annoncé samedi Mahdi al-Mashat, chef du Conseil politique suprême houthi. Plusieurs autres ministres figurent également parmi les victimes de cette attaque, la première à viser et tuer des responsables de ce rang au sein de l’administration houthiste.
Selon les Houthis, plusieurs personnes ont également été blessées, mais aucun bilan détaillé n’a encore été communiqué. L’attaque marque une escalade majeure dans la confrontation entre Israël et le mouvement chiite soutenu par l’Iran, qui contrôle une grande partie du nord du Yémen depuis près d’une décennie.
Vendredi, l’armée israélienne avait indiqué que son raid visait le chef d’état-major des Houthis, présenté comme un acteur clé des opérations militaires du mouvement, notamment dans les attaques de missiles et de drones lancées contre Israël et ses alliés dans la région.
La mort d’Ahmad al-Rahawi, nommé Premier ministre par les Houthis dans le cadre de leur gouvernement non reconnu internationalement, risque d’avoir de profondes répercussions sur la dynamique politique et militaire au Yémen, déjà ravagé par des années de guerre civile.
Cette frappe s’inscrit dans un contexte de tensions régionales exacerbées, où les Houthis se positionnent de plus en plus comme un relais de l’influence iranienne face à Israël et à ses partenaires occidentaux et arabes. Elle pourrait également entraîner une intensification des représailles houthis, qui menacent régulièrement d’étendre leurs attaques contre les intérêts israéliens et occidentaux au Moyen-Orient.