Washington exige une participation « sur un pied d’égalité » de Taïwan au sommet de l’APEC organisé par la Chine (AP)
Washington exige une participation « sur un pied d’égalité » de Taïwan au sommet de l’APEC organisé par la Chine (AP)

Les États-Unis ont affirmé mercredi que Taïwan devait pouvoir participer pleinement et sur un pied d’égalité au prochain sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC), que la Chine accueillera l’an prochain à Shenzhen. Cette déclaration intervient après que Taipei a dénoncé les « nombreuses conditions » imposées par Pékin à sa participation.

L’APEC, qui regroupe 21 économies de la région Asie-Pacifique, est l’un des rares forums internationaux auxquels Taïwan participe encore sous le nom de « Taipei chinois ». La tenue du sommet en Chine, prévue pour novembre 2026, s’annonce particulièrement sensible dans un contexte de tensions croissantes entre les deux rives du détroit.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a rappelé que la participation de Taïwan devait se conformer au principe d’« une seule Chine », selon lequel l’île et le continent appartiennent à un même pays. Une position rejetée fermement par Taipei, qui insiste sur son autonomie politique et sur le fait que Pékin n’a aucun droit de parler en son nom.

Un porte-parole du Département d’État américain a déclaré que tous les membres de l’APEC s’étaient mis d’accord l’année dernière pour que la Chine accueille le sommet de 2026, et que cet engagement s’accompagnait d’une obligation de garantir la participation égalitaire de chaque membre.

« Les États-Unis insistent pour que toutes les économies de l’APEC, y compris Taïwan, participent pleinement à tous les événements conformément aux règles et pratiques établies », a précisé le porte-parole, ajoutant que Washington ferait pression sur Pékin pour assurer la sécurité de tous les participants.

Taïwan, qui ne peut envoyer son président aux sommets de l’APEC afin d’éviter les tensions diplomatiques, avait déjà boycotté la réunion de 2001 en Chine à la suite d’un désaccord sur la composition de sa délégation.

Lors de la dernière édition organisée par Pékin, en 2014, les relations entre la Chine et Taïwan étaient nettement plus apaisées sous la présidence de Ma Ying-jeou, qui avait alors signé plusieurs accords économiques et touristiques historiques avec le continent.

Mais depuis l’arrivée au pouvoir du Parti démocrate progressiste à Taipei, la Chine a intensifié sa pression militaire et diplomatique, réduisant considérablement l’espace international de l’île.

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