Pourparlers sur le nucléaire iranien Washington fait pression, Téhéran mécontente, Wietkoff se prépare
Pourparlers sur le nucléaire iranien Washington fait pression, Téhéran mécontente, Wietkoff se prépare

La Maison-Blanche a déclaré que les États-Unis estiment que l’Iran progresse vers un accord concernant son programme nucléaire, mais que s’il ne poursuit pas dans cette voie, les conséquences seront graves.
La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a annoncé que les négociations prévues samedi prochain avec l’Iran se dérouleront directement, sans toutefois fournir plus de détails.
Lors d’une conférence de presse, elle a ajouté que si l’Iran ne progresse pas dans les négociations, cela entraînera de lourdes conséquences, selon ses propos.

Wietkoff n’ira peut-être pas
Par ailleurs, le Washington Post a rapporté, citant des responsables américains, que l’envoyé spécial Steve Wietkoff pourrait se rendre à Téhéran s’il reçoit une invitation officielle.
Cependant, selon un responsable américain, Wietkoff pourrait ne pas se rendre à Oman si les discussions ne se tiennent pas directement avec les Iraniens.
Le responsable a précisé que l’équipe de Wietkoff a envoyé, via Oman, des messages appelant à des discussions directes avec l’Iran samedi prochain. Il a insisté sur le besoin de compréhension mutuelle et de dialogue global, affirmant que Washington ne tolérera aucune tromperie de la part de Téhéran.

Netanyahou : accord ou option militaire
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, à la fin de sa visite à Washington, a affirmé qu’il existait un consensus avec les États-Unis pour empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire.
Il a ajouté que cela pourrait se faire par la voie diplomatique, mais que l’option militaire demeure sur la table, selon ses termes.

Téhéran dénonce les pressions
De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi a déclaré que son pays ne participera pas à des négociations directes tant que les politiques de pression maximale et les menaces continueront.
Il a également exprimé des doutes sur la volonté réelle de Washington d’engager des négociations équitables.
Dans une tribune publiée dans le Washington Post, Araqchi a révélé qu’une série d’échanges de messages ont eu lieu récemment entre les deux pays, et que l’Iran est prêt à négocier sérieusement en vue d’un accord. Il a confirmé qu’une rencontre indirecte est prévue samedi à Oman.

Il a toutefois souligné un profond climat de méfiance et de doutes sur les intentions américaines, aggravé par l’insistance de Washington à maintenir une stratégie de pressions maximales.
Araqchi a insisté sur le fait qu’il faut écarter toute option militaire pour faire avancer les discussions, ajoutant que le président Donald Trump est conscient de cette réalité.

Le spectre d’un conflit régional
Araqchi a également averti qu’un conflit pourrait rapidement embraser la région et coûter des milliers de milliards de dollars, comme l’ont fait, selon lui, les guerres passées en Afghanistan et en Irak.
Concernant l’accord nucléaire, il a rappelé qu’il contient un engagement clair de l’Iran à ne pas chercher à posséder ou développer l’arme nucléaire, et qu’aucune preuve n’indique une violation iranienne de cet engagement, même sept ans après le retrait américain de l’accord.

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