La Russie a rejeté fermement les déclarations d’un haut gradé allemand affirmant que Moscou disposerait des capacités nécessaires pour lancer une attaque limitée contre un État membre de l’OTAN. Le ministère russe des Affaires étrangères a dénoncé vendredi des propos « alarmistes » et « sans fondement », destinés selon lui à alimenter un climat de peur en Europe.
Le lieutenant-général Alexander Sollfrank avait déclaré début novembre, lors d’un entretien avec Reuters, qu’une éventuelle décision russe d’attaquer un pays de l’Alliance dépendrait de la posture adoptée par les États occidentaux. Selon lui, la Russie aurait déjà la puissance de combat suffisante pour mener une opération de petite ampleur « dès demain » sur le territoire de l’OTAN.
Interrogée sur ces affirmations ainsi que sur d’autres propos attribués au général concernant les préparatifs de l’armée allemande face à un éventuel conflit, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a balayé toute intention offensive. Elle a assuré que Moscou n’envisageait pas d’attaquer un pays membre de l’Alliance et qu’il s’agissait uniquement pour la Russie de garantir sa sécurité dans un contexte où l’OTAN renforçait sa présence militaire près de ses frontières.
Zakharova a critiqué vertement Sollfrank, estimant que ses déclarations relevaient d’une « campagne de lavage de cerveau » destinée à justifier les « erreurs » et « mauvais calculs » des gouvernements occidentaux. Selon elle, ces discours contribuent à alimenter une perception erronée d’un conflit imminent entre la Russie et l’OTAN, perception qu’elle accuse les responsables occidentaux d’entretenir.