L’assemblée générale de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) s’est clôturée vendredi à Montréal par de vives critiques à l’encontre de la Russie, accusée d’avoir perturbé des systèmes de navigation par satellite jugés essentiels à la sécurité aérienne.
Plusieurs délégations, dont celles de l’Estonie et de la Finlande, ont reproché à Moscou d’avoir brouillé les signaux GPS dans l’espace aérien de la région. Ces pratiques, selon elles, constituent une violation claire des règles internationales et représentent un risque grave pour les avions civils.
Les autorités russes ont démenti toute responsabilité, rejetant les accusations comme étant infondées. Cependant, les responsables de l’OACI ont souligné que la multiplication de ces incidents de brouillage, notamment dans les zones proches des conflits, exigeait une vigilance renforcée et une coopération internationale accrue pour garantir la sécurité aérienne.
Ces perturbations surviennent alors que les tensions géopolitiques persistent entre Moscou et plusieurs pays européens à propos de la guerre en Ukraine et de ses répercussions sur la sécurité régionale. Les représentants des États membres ont insisté sur la nécessité de préserver la neutralité et la sûreté de l’espace aérien mondial, indépendamment des rivalités politiques.
En clôturant les travaux, l’OACI a réaffirmé son engagement à surveiller de près ces incidents et à collaborer avec les États affectés afin de prévenir toute mise en danger des passagers et des équipages.