Les services secrets israéliens auraient passé de faux appels téléphoniques pour rassembler plusieurs commandants iraniens et les éliminer tous en même temps 
Les services secrets israéliens auraient passé de faux appels téléphoniques pour rassembler plusieurs commandants iraniens et les éliminer tous en même temps 

On en fait un petit plus sur l’opération israélienne “Rising Lion”, qui a frappé plusieurs cibles militaires et nucléaires en Iran. Des agents du Mossad auraient utilisé de faux appels téléphoniques pour attirer de hauts commandants iraniens dans un lieu précis, où ils ont ensuite été éliminés lors de frappes coordonnées.

Une manipulation digne d’un thriller

Le Mossad aurait mis en place un stratagème téléphonique sophistiqué. Des officiers iraniens auraient été contactés sous de fausses identités, parfois par de prétendus collègues ou supérieurs, pour les convoquer à une réunion secrète de sécurité, en pleine période de tension. Cette opération aurait permis de regrouper plusieurs cibles de haut niveau au même endroit, facilitant leur élimination en une seule frappe de précision.

« Ils ont été réunis dans un même bâtiment. Un tir ciblé a ensuite neutralisé tout le groupe. L’opération a été minutieusement préparée durant des mois », a déclaré une source sécuritaire israélienne, qui a préféré garder l’anonymat. 

Une opération militaire et psychologique coordonnée

L’opération “Rising Lion”, lancée début juin, a combiné plusieurs techniques militaires et d’espionnage : l’infiltration (des agents israéliens auraient opéré clandestinement sur le sol iranien ), le sabotage électronique ( les systèmes de défense antiaérienne iraniens ont été désactivés en amont par des micro-drones et des cyberattaques), les frappes aériennes massives (plus de 200 avions israéliens ont visé plus de 100 cibles stratégiques, dont des installations nucléaires et des centres de commandement) et enfin la  manipulation humaine ( des fausses communications ont piégé plusieurs responsables militaires iraniens).

Le commandement iranien déstabilisé 

Plusieurs hauts commandants des Gardiens de la Révolution ont été tués dans ces frappes. Le général Hossein Salami, commandant en chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Bagheri, chef d’état-major des forces armées iraniennes, Gholam Ali Rashid, commandeur du Khatam‑al‑Anbiya Central Headquarters, Amir Ali Hajizadeh, commandant de la force aérospatiale de l’IRGC ( Corps des gardiens de la révolution islamique), Davoud Sheikhian, responsable de la défense antiaérienne de l’IRGC, Mehdi Rabbani, adjoint aux opérations, État-major général, et Gholamreza Mehrabi, adjoint à l’intelligence, État-major général  

Cette attaque a temporairement désorganisé la chaîne de commandement iranienne, provoquant une réponse immédiate de Téhéran : des salves de missiles et de drones ont été envoyées en direction d’Israël, dont la majorité ont été interceptées par le système Dôme de Fer.

Une escalade militaire inédite au Moyen-Orient

Israël affirme que cette attaque visait à empêcher l’Iran de franchir un seuil nucléaire irréversible. Mais elle marque également une montée inédite dans l’usage combiné de l’intelligence artificielle, du renseignement humain et de la guerre psychologique : « Cette opération montre que plus aucune figure du régime iranien n’est hors d’atteinte », a commenté un ancien chef du renseignement israélien.

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