SYDNEY – Le Congrès national des Palaos a catégoriquement refusé une demande de l’administration Trump visant à établir un accord pour accueillir sur son sol des réfugiés en provenance de pays tiers, selon une lettre officielle consultée par Reuters. Cette proposition faisait partie d’un échange plus large dans le cadre des discussions annuelles sur l’aide américaine à cette nation insulaire du Pacifique.
Dans une missive adressée au président Surangel Whipps Jr., datée du 21 juillet, le président du Sénat, Hokkon Boules, et le président de la Chambre des délégués, Gibson Kanai, ont exprimé leur désaccord ferme avec le projet américain. Bien que les responsables aient réaffirmé leur attachement au partenariat stratégique avec Washington, ils ont insisté sur le fait que cette proposition posait « des problèmes pratiques » majeurs.
Les États-Unis, selon des sources proches du dossier, auraient proposé une aide financière en échange de l’installation temporaire ou permanente de demandeurs d’asile expulsés d’autres pays. Mais les dirigeants des Palaos, un archipel peuplé d’environ 17 000 habitants, estiment que leur société n’est pas en mesure d’absorber un tel afflux.
« Nous déconseillons d’aller plus loin dans cette affaire uniquement en raison des problèmes pratiques que l’introduction de réfugiés soulèverait dans notre société », écrivent les parlementaires. Le président Whipps Jr. avait informé les instances politiques et coutumières du pays de la requête américaine le 18 juillet dernier, selon un communiqué de son bureau.
Les Palaos bénéficient d’un accord de libre association avec les États-Unis, qui prévoit une aide économique ainsi que l’accès militaire américain à certaines zones stratégiques du territoire. Ce rejet pourrait complexifier les négociations actuelles à Washington sur le renouvellement de cette coopération.
La demande américaine intervient dans un contexte global tendu sur les politiques migratoires, alors que les États-Unis cherchent à conclure des accords de relocalisation avec des pays partenaires dans la région indo-pacifique pour gérer les flux migratoires hors de leurs frontières.